Régions Centre : APC D'AKERROU
Les travailleurs en grève à partir du 22 mai


Les fonctionnaires et travailleurs de l’APC d’Akerrou, daïra d’Azeffoun, menacent de faire grève à partir du 22 de ce mois pour obtenir le versement de leurs salaires impayés depuis deux mois pour les fonctionnaires permanents et trois mois pour les contractuels. Après avoir frappé à toutes les portes notamment à la daïra, à la DAL, chez le trésorier et le SG de la wilaya sans résultat, ils ont décidé, en assemblée générale et conformément à la loi 90-02 du 6 février 1990, de déposer un préavis de grève expirant le 22 au-delà duquel quatre jours de protestation seront observés par le personnel pour faire valoir ses revendications légitimes.
Outre le versement des arriérés de salaires, les travailleurs de la commune posent le problème des conditions générales de travail qualifiées de déplorables dans le texte motivant le préavis de grève. Les 27 travailleurs sur 33 qui ont voté le mot d’ordre de grève à bulletins secrets ne veulent plus faire les frais des divergences politiques ou politiciennes qui minent l’assemblée depuis les élections partielles de novembre 2005, deux clans se disputent les commandes de l’APC sans parvenir à s’entendre sur un minimum nécessaire à la bonne conduite des affaires communales. Suite à l’éclatement du premier exécutif installé au lendemain des élections, les organes de l’APC ne sont toujours pas mis en place et le budget primitif n’est même pas encore élaboré alors que des dépassements ont été effectués sur le budget supplémentaire de l’exercice antérieur 2005, précisent les initiateurs du mouvement indiquant par ailleurs, l’APC — qui a tout l’air d’être une création artificielle à commencer par le nom qui est donné loin de toute référence géographique, historique et autre — est abritée jusqu’à nos jours dans une baraque métallique installée en 1958 par l’armée coloniale pour des besoins sans aucun rapport avec la mission de l’Assemblée populaire communale de nos jours. Outre le fait qu’elle est dépourvue de la moindre commodité nécessaire à une institution étatique du genre, les évènements du Printemps noir ont servi de prétexte à ceux qui affirment encore, aujourd’hui, leur opposition à son implantation au sein du village de Tifrit Aït-Hadj pour la saccager au même temps que les 15 logements OPGI implantés juste en face sous le fallacieux prétexte de préserver le village contre les tentacules administratives. Les citoyens de l’actuel chef-lieu redoute en effet, et ils ne se sont pas gênés de le dire à l’ex-wali, que l’installation des administrations étatiques se fasse au détriment de leurs lopins de terre et de l’intimité sacrée du village abritant une zaouïa connue à travers le pays. La mésentente qui règne entre les villages sur implantation du chef-lieu et les divergences politiques entre les élus risquent de faire durer le statu quo nuisible au développement local attendu par la majorité des citoyens, plus particulièrement aux jeunes de la communes en butte au chômage, à l’oisiveté, à l’isolement, à l’absence de loisirs et de perspective. Que faire pour sortir cette commune déshéritée du marasme économique, politique et socioculturel, qui doit le faire et quand ? Les réponses à ses questions lancinantes des habitants de cette circonscription administratives sont très urgentes.
B. T.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/18/article.php?sid=38524&cid=23