Mis sous mandat de dépôt et incarcérés à la maison d’arrêt d’El-Harrach depuis quinze mois, trois anciens cadres de Khalifa, S. H., Z. D. et G. H., observent, depuis une semaine, une grève de la faim. Leurs familles ont alerté hier sur les dangers encourus par les prévenus qui, de plus, seraient soumis à l’isolement et interdits de parloir. Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - «On craint qu’il leur arrive ce qui est arrivé à l’ancien directeur général de Khalifa Bank», avouent, exaspérées, les familles des trois prévenus qui se sont déplacées hier à notre rédaction. Les trois prévenus, expliquent leurs familles, ont recouru à la grève de la faim pour protester contre les reports successifs du procès Khalifa. «Les reports successifs ne sont pas pour arranger la situation de nos parents détenus depuis 15 mois. Ils ont entamé une grève de la faim pour demander de fixer une date pour le procès mais surtout de la respecter.» Mais ce qui inquiète ces familles reste avant tout la santé des prévenus, après une semaine de grève de la faim. «On ne sait même pas s’ils bénéficient d’une assistance médicale.» Jeudi, les familles des prévenus ont sollicité une audience auprès du procureur de la République mais en vain. La tentative est demeurée infructueuse, tout autant que la sollicitation adressée au directeur de la prison d’El-Harrach. Les familles des trois prévenus, qui évoquent un rapport d’expertise établi depuis août dernier qui innocenterait les trois grévistes de la faim, disent ne pas comprendre cette prolongation de mandat de dépôt. Elles informent que six demandes de mise en liberté provisoire ont été introduites et toutes ont été rejetées. S. A. I.
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