Les pluies diluviennes qui se sont abattues, il y a deux semaines, sur les régions centre du pays et qui ont provoqué, en plus des dégâts matériels, la mort d’un jeunes homme, ont remis à l’ordre du jour l’absence d’une unité de la Protection civile dans la daïra de Boghni. Une absence qui s’est faite ressentir par les populations des villages de la commune de Boghni lorsqu’elles ont dû affronter seules les effets dévastateurs d’un gros orage (voir une de nos précédentes éditions) mais aussi par les habitants de la ville qui, à chaque alerte, doivent attendre l’arrivée des équipes d’intervention de l’unité implantée dans la daïra des Ouadhias. Il y a trois ans, la population locale avait pourtant affiché sa satisfaction de voir l’enseigne de la Protection civile accrochée sur le fronton du mur d’enceinte de l’ex-siège de la brigade de la gendarmerie désaffecté après les événements du Printemps noir de 2001. La direction de la Protection civile s’est finalement rétractée après avoir envisagé de prendre possession des lieux pour l’installation d’une de ses équipes en raison du coût de la réfection des locaux qu’occupait la brigade de la gendarmerie qu’elle a jugé trop élevé (il aurait été estimé à un demi-milliard de centimes). Une décision également motivée par la mise à sa disposition par les autorités locale d’un terrain d’assiette qui permettrait la construction d’une unité moderne avec un plan architectural qui prenne en considération les spécificités des missions dévolues à la Protection civile. Malheureusement, le terrain affecté au projet était l’objet d’un litige qui a retardé sa concrétisation. Le président de l’APC que nous avons saisi à ce propos nous a informé que le problème faisait partie des préoccupations de l’exécutif et que la prospection pour trouver un autre terrain était en cours à défaut de régler le litige dont a fait objet le premier. En attendant, les habitants de la daïra de Boghni devront continuer à se débrouiller tous seuls ou patienter jusqu’à l’arrivée des équipes des unités de la Protection civile de Ouadhias ou Draâ-El-Mizan. Avec plus de 1000 hectares de forêts où se déclarent annuellement des dizaines de foyers d’incendies, la daïra de Boghni est promise à un été bien chaud. A. A. Y.
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