Dans un communiqué remis à la Maison de la presse mardi dernier, le
coordinateur de la section Cnes de la wilaya lance un appel au calme en
direction des membres grévistes au Cnes qui, rappelons-le, mènent un
mouvement de protestation depuis quelques jours.
Plus encore, le conflit a
connu un pourrissement suite aux mesures de sanctions prises contre cinq de
leurs collègues qui ont été suspendus de leurs fonctions et vu leurs
salaires gelés sans oublier la poursuite judiciaire dont ils ont fait
l’objet de la part de la tutelle. Devant cette situation, le coordinateur de
la session Cnes de la wilaya demande dans son communiqué aux enseignants
grévistes de faire preuve de sagesse en interrompant leur mouvement de
grève. Il recommande “un conseil national de réconciliation pour réunifier
nos rangs et reconstruire le Cnes”, peut-on lire dans sa correspondance.
Nous ne cessons d’activer, rappelle- t-il, et depuis 2003, et de nombreuses
doléances ont connu un aboutissement, à savoir celles des logements de
fonction, les arriérés des salaires qui ont été réglés, la régularisation
des détenteurs de diplômes de doctorat 3e cycle et docteurs ingénieurs via
l’habilitation universitaire, la régularisation de passage au grade de
maître de conférences des détenteurs de doctorat d’Etat, la prise en charge
effective et réelle des doléances des enseignants et certains problèmes
soulevés par la section ont été réglés par l’administration. “Si vous voyez
les choses autrement, peut-on encore lire dans l’appel du coordinateur,
déchargez-moi de cette lourde tâche que j’ai supportée malgré moi pendant un
peu plus de trois ans. Rappelons que les grévistes ont observé un sit-in
lundi dernier devant la faculté centrale pour dénoncer fermement les
sanctions à l’encontre de leurs collègues qu’ils qualifient de répressive et
demander la généralisation de la mesure de suspension à tous les grévistes
sans exception. Par ailleurs, l’Ugel a rendu public un communiqué demandant
au recteur et aux enseignants grévistes de revenir sur leurs décisions
respectives à savoir pour les premiers, le gel des salaires et pour les
seconds, le maintien du mouvement de grève et de mettre un terme à ce
conflit pour éviter aux étudiants le boycott des examens d’ouvrir un
dialogue, de mettre l’intérêt des étudiants au-dessus de tout autre intérêt.
A. M.
UNIVERSITE DJILALI-LIABES
Démissions en cascade des responsables de l’administration
En signe de solidarité avec leurs collègues, des démissions en cascade
des enseignants occupant des postes de responsabilité, de vice-doyen, des
chefs de département et présidents de conseil scientifique sont enregistrés
depuis quelques jours. En effet, aussitôt après les sanctions prises à
l’égard des cinq enseignants membres du Cnes, 17 enseignants occupant des
postes de responsabilité au niveau de l’université Djilali-Liabès de
Sidi-Bel-Abbès ont réagi. Et pour dénoncer ces mesures qu’ils qualifient de
“répressives”, ils ont déposé leur démission. Dans la journée du mercredi
dernier, c’est au tour du vice-doyen de la post-graduation de la faculté des
sciences de l’ingénierie, du président du comité scientifique du département
de l’environnement de la faculté des sciences, du chef du département des
lettres de la faculté de lettres et des sciences humaines de déposer leurs
démissions alors que celle du chef du département de l’informatique reste
très probable. Par ailleurs, les autres enseignants ont signé une pétition
dans laquelle ils informent l’opinion publique de l’injustice commise à
l’égard de leurs pairs, en l’occurrence les cinq syndicalistes suspendus,
car, disent-ils, la décision de grève retenue lors de la réunion du Cnes
n’incombe pas seulement à ces cinq membres du Cnes, mais à l’ensemble des
enseignants qui ont été unanimes. Pour rappel, les syndicalistes ont été
dernièrement suspendus de leur fonction, leurs salaires gelés et des
poursuites judiciaires prises à leur encontre, suite à la décision du
mouvement de grève qui agite depuis samedi dernier l’université
Djillali-Liabès. A. M.