Régions Centre : IBOUDRARENE
Vers l’abandon du projet APC/Cnep


Tout porte à croire que le vieux projet mixte APC d’Iboudrarène et Cnep, remontant à près de dix-sept ans ne risque tout bonnement pas d’être finalisé. Portant sur la réalisation de douze logements, il a été inscrit en 1989 pour ne voir ses travaux lancés qu’à la mi-décennie 1990 pour la délocalisation de son site initialement retenu, à proximité du siège de la mairie.
Un changement d’assiette d’implantation qui a généré la refonte de fond en comble de l’étude avec des coûts plus élevés au vu de la nature abrupte du nouveau site retenu nécessitant la construction sur pieux. De nouvelles données greffées à la dévaluation de la monnaie nationale à cette période qui a fait que l’enveloppe initiale accordée, 420 millions de centimes, s’est avérée très insuffisante. D’où la nécessité d’une réévaluation du projet qui n’a été concédée qu’au tiers du montant sollicité. C’est alors l’abandon par l’entreprise des travaux qui, au passage, ont enregistré un taux assez appréciable puisque ne reste que la troisième et dernière dalle, en seulement quatre mois, ce qui supposait le respect plus qu’éventuel du délai de douze mois imparti. Les autres demandes de réévaluation formulées peu après n’ont abouti que tout dernièrement avec le récent OK de la Cnep pour un montant de deux milliards de centimes. Mais, coup de théâtre, au moment du choix de l’entreprise pour les besoins de la relance des travaux, la Cnep a assujetti son feu vert à une condition, celui consistant à concéder le choix des futurs occupants de ces toits à la commune. Un préalable que l’on considère à l’échelle de l’exécutif municipal comme un refus déguisé de la part du bailleur de fonds puisque, argue-t-on, cette mission lui incombe et que, vu le prix certainement exorbitant des logements au regard de leur prix de revient tout aussi élevé, il sera difficile, voire impossible de leur trouver acquéreurs. Devant cet état de fait, le maire d’Iboudrarène a exprimé le souhait de voir ce programme transféré au profit de l’OPGI, soit dans le cadre des logements sociaux locatifs ou dans le cadre des logements sociaux participatifs. Proposition que notre interlocuteur ne manquera pas d’exprimer au wali lors de son périple dans la localité prévu pour ce dimanche, car, affirme encore notre interlocuteur, à part cela, ce programme en restera là pour longtemps et peut-être à jamais.
Tafat K.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/05/20/article.php?sid=38579&cid=23