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« Ce jeudi, Abdekka donne le coup d’envoi de la grande foire
d’Alger. »
Pourquoi ? Il ne l’avait pas déjà donné en 1999 ?
Je suis déçu ! Avec la nomination de Belkhadem au poste de coordinateur
gouvernemental, je pensais que nous étions enfin entrés dans une ère
d’initiatives fortes, d’audace et de marche résolue vers un projet de société
enfin clair et clarifié. Mais ne voilà t-il pas que j’entends et lis ici et là
que l’on s’acheminerait vers le remplacement de Ouyahia à la tête du RND par
Bensalah. M’enfin ! Qu’est-ce que ce classicisme ? Qu’est-ce que ce conformisme
? Qu’est-ce que cet assagissement ? Pourtant, nous étions allègrement engagés
sur une pente raide et rapide menant tout droit vers la rupture. Comment peut-on
faire marche arrière lorsqu’on est lancé à toute vitesse ? Il ne manque pourtant
pas d’hommes et de femmes pour reprendre en main le RND, le parti des patriotes
et des groupes d’autodéfense. Ce qu’il faut, c’est un battant, un combattant, un
valeureux combattant. Je n’arrive pas à m’expliquer que l’on n’ait pas pensé à
des profils comme celui de Madani Mezrag. Cette omission est grave et
inexplicable ! Le personnage a été un acteur à temps plein de la deuxième guerre
d’Algérie, conflit dont le score officiel est « ni vainqueur ni vaincu ». Le
personnage n’est pas seulement quelqu’un qui sait manier les armes ramassées sur
les corps agonisants des jeunes soldats. Depuis l’interview qu’il a accordée à
Jeune Afrique, nous savons qu’il a également un point de vue sur la loi portant
hydrocarbures, sur la gestion de la dette, sur l’éducation ou encore sur le
profil de l’entraîneur de l’équipe nationale de football. Et il doit avoir un
tas d’autres qualités cachées. A nous de les découvrir dans le feu de l’action !
Comme nous nous devons de découvrir celles de ces autres compagnons de combat
valeureux. Pourquoi se priver ainsi des compétences d’un Benmokhtar à la tête
des douanes ? Qui mieux que lui pour affirmer l’autorité de l’Algérie sur ses
frontières, surtout celles du Sud ? Pourquoi se priver de l’apport d’un
Layada,
d’un Benhadj ou d’un Abassi ? Ne nous bridons pas. Ne freinons pas l’immense, la
belle et l’exaltante dynamique qui a amené Belkhadem à la vice-présidence du
pays. A bas les tabous ! Et vive le thé qu’il nous faut fumer pour rester
éveillés, car le cauchemar continue.
H.L
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