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«Les Algériens veulent la Coupe du monde.»
Faudrait d’abord qu’ils se qualifient !
Je viens de terminer la lecture du compte rendu du petit déjeuner de Saâdani
à El Khabar, et c’est mon petit déjeuner que j’ai rendu de manière brutale,
hachakoum ! S’il y a bien un truc qui ne passe pas, que je n’arriverai jamais à
digérer, c’est la mauvaise foi couplée au culot. Voilà le numéro 3 du régime qui
verse une larme devant le fait que la pauvreté gagne du terrain alors que les
caisses sont pleines. C’est tout de même un comble que l’homme qui voit défiler
sous son pupitre les ministres les uns après les autres, qui entend s’égrener le
détail obscène des budgets de tous les secteurs d’activité, qui dirige, avec
d’autres, le parti qui s’est opposé à la déclaration de patrimoine des députés
vienne aujourd’hui, sans gêne aucune, s’apitoyer sur le sort des pauvres. Le
même numéro 3 s’insurge également du fait que la télévision publique ne soit pas
indépendante, alors que dans cette même auguste assemblée, j’ai le souvenir
mi-amer mi-amusé du jour où les «élus du peuple» ont voulu mettre dehors les
caméras car les débats sur la rente devenaient trop «intimes» pour être entendus
hors de la famille. Comprendre le mot «famille» dans le sens lunettes noires et
omerta, bien sûr ! Le fin du fin sorti par Saâdani est assurément cette
affirmation selon laquelle le président de la République ne s’est jamais immiscé
dans les affaires de l’APN. Faut se pincer pour le croire lorsque celui qui
prononce cette sentence se trouve être la même personne qui avait publiquement
remercié Abdekka de l’avoir «nommé» à la tête des «députés du peuple malgré
lui». Bezzaf, khouya Ammar ! Que les Algériens soient exclus de la gestion de
l’Algérie, c’est un fait ! Avéré et établi. Mais que ceux-là mêmes qui les ont
exclus se disent tout de même solidaires du malheur quotidien de 30 millions
d’âmes, ça, non ! Vous ne voudriez tout de même pas que nous vous invitions au
3e jour de la "d'janaza"que vous avez vous-mêmes provoquée ? Je fume du thé et
je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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