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Relookez votre portable. Téléchargez notre toute nouvelle
sonnerie intitulée «Les derniers râles de Zarqaoui»
Elle est d’enfer !
Qu’est-ce qu’il est dur en amitié le Premier minist… heu… je veux dire le
coordinateur de l’équipe gouvernementale. Zizou est vraiment implacable avec ses
amis les plus proches. Il n’a pas hésité à désavouer son pote Saïdani en public
: «Non ! Les propos de Si Amar sur le pouvoir occulte n’engagent que lui. Je ne
les approuve pas ! » C’est le président de l’APN qui a dû broyer du noir lui qui
pensait sûrement qu’en se permettant de porter des lunettes solaires en pleine
conférence de presse du FLN, à portée d’haleine de Belkhadem, il était enfin
parvenu en haut de l’affiche et pouvait, dès lors, s’en prendre au cabinet noir
et au pouvoir occulte. Entre le pouvoir occulte et son amitié pour Amar Ray Ban,
Belkhadem a choisi le pouvoir occulte. En homme de l’ombre, en adepte du parler
à l’oreille, il sait où et comment placer son amitié nette d’impôt et à taux
rémunérateur hyper-intéressant. Même chose pour Ali Benhadj. Oubliés l’amitié et
le respect dus aux deux vénérables chefs du FIS. Oubliées les louanges à
Alilou,
cet homme représentatif des couches populaires du pays. Oublié également le
droit du détenu à refaire surface, à recouvrer tous ses droits et à faire de la
politique. Abdelaziz II en a même oublié les règles fondamentales de
l’hospitalité à l’algérienne. On ne laisse pas dehors, sur le trottoir,
quelqu’un venu frapper à votre porte, surtout lorsqu’il s’agit d’un ancien
allié, d’un cosignataire d’accords romains. Mais que voulez-vous, Zizou a très
vite compris la leçon. A ce niveau-là de perfidie politique, il n’y a plus
d’amitié qui tienne. D’ailleurs, le dicton impopulaire ne dit-il pas que «celui
qui a donné sa langue fourchue au chat persan une fois, la donnera tout le
temps» ? Que les amis de Belkhadem ou ceux qui pensent encore l’être méditent ce
dicton, tout en fumant du thé pour rester éveillés, leur cauchemar continue.
H.
L.
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