Lundi 12 Juin 2006
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PETITS MAIS DIGNES !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«Jeune homme célibataire, de bonne famille, cherche jeune fille
pour union sérieuse et durable. Photo et démodulateur analogique
souhaités. »

Surtout le démo !

Trinité-et-Tobago. Un caillou flottant tant bien que mal sur les eaux caraïbes. Même pas un gros caillou. Un archipel de quelques kilomètres carrés peuplé par moins de 1 million 400 000 habitants. Vous avez à peine le temps de lire sur une plaque «Bienvenue à Trinité-et-Tobago» que vous déchiffrez déjà sur la plaque suivante «la commune de Trinité-et- Tobago vous souhaite bonne route». Pour préparer les Jeux olympiques, les nageurs du 4X400 mètres nage libre de Trinité-et-Tobago font le tour de l’archipel deux fois. C’est le seul pays au monde où UPS et DHL refusent de s’implanter au motif logique que la distribution rapide du courrier et des colis n’est pas rentable. Le seul avion de la seule compagnie aérienne de l’archipel qui assure les lignes aériennes n’a pas le temps ni la distance nécessaires pour décoller d’une ville à l’autre. Les voyageurs montent dans l’avion. L’appareil met les gaz, roule sur la piste et s’arrête au bout. Les voyageurs descendent, car ils sont arrivés à destination. A Trinité-et- Tobago, il y a une seule brigade volante de la douane. Elle surveille la frontière nord le matin de 6 heures à midi. De midi à 15 heures, les douaniers se déplacent vite fait à la frontière est. De 15 heures à 18 heures, ils font un saut à la frontière ouest. Et de 18 heures à 22 heures, ils se reposent enfin, les requins des Caraïbes se chargeant de patrouiller dans les eaux territoriales, au sud de l’archipel. Eh bien, figurez-vous que dans ce pays grand comme un mouchoir de schtroumph, il y a un pouvoir politique, un régime, un gouvernement et des autorités qui ont décidé, malgré un budget général de l’archipel un peu juste, malgré de gros travaux à effectuer après le passage d’un fort ouragan l’hiver dernier et malgré les frais de maintenance des deux avions de chasse qui constituent l’ensemble des forces aériennes du pays, qu’il fallait un entraîneur de renom à l’équipe nationale de football de Trinité-et-Tobago. Ils n’ont pas cherché dans l’annuaire racorni des entraîneurs de seconde zone. Ils ne sont pas allés puiser un coach dans les discussions de café du commerce. Non ! Le minuscule et riquiqui archipel de Trinitéet- Tobago s’est payé les services du Hollandais Léo Benhaker. Un monument du football européen et mondial. Un entraîneur au CV presque aussi épais que les archives de la FAF. Pourquoi je vous parle de la FAF ? Pour rien ! C’est hors sujet, je le reconnais. Je voulais juste vous parler de Trinité-et-Tobago. Voilà, c’est fait ! Vous pouvez maintenant vous remettre à fumer du thé et à rester éveillés, le cauchemar continue.
H. L.

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