La psychologue Boukaoula Zohra, de la cellule de prévention contre la
délinquance juvénile relevant du groupement de la Gendarmerie nationale
d’Alger, a présenté, hier, au siège de ce groupement, une communication sur
ses activités à Alger et dressé un bilan national sur les affaires
concernant les mineurs en tant que victimes ou auteurs d’infractions.
En
considérant les chiffres avancés, le moins que l’on puisse dire est que le
constat est alarmant. Faisant le rappel des affaires prises en charge durant
le premier semestre 2006, en se basant sur les évaluations de la cellule
statistique et analyse criminelle du service de police judiciaire, ce bilan
fait ressortir que les mineurs subissent quotidiennement toutes formes
d’atteintes. En effet, sur les 9 685 victimes ayant fait l’objet de
violence, 923 d’entre eux ont moins de 18 ans. Les sévices les plus répandus
sont les coups et blessures volontaires avec arme blanche, l’attentat à la
pudeur ou tentative avec violence, tentative d’excitation de mineurs à la
débauche, viol ou tentative sur mineur et menaces avec arme blanche. En
2005, 15 301 victimes dont 1 538 mineurs ont été recensées tout au long de
l’année, avec les mêmes prédominances de types de violence. Néanmoins, ces
chiffres sont loin de refléter la réalité. Les plaintes ne sont, en effet
qu’un indice, mais point un baromètre des violences sur mineurs. Et pour
cause, les différents types de maltraitance sur enfants sont toujours
entourés en Algérie de tabous et de non-dits. Selon le bilan dressé par
cette cellule, 261 458 dont 17 408 mineurs auteurs de crimes à travers le
territoire national ont été recensés de 2001 au 31 mars dernier. Pour le
premier trimestre uniquement, 16 001 mis en cause ont été arrêtés dont 1027
mineurs. C’est la wilaya d’Illizi qui a enregistré le plus de mineurs mis en
cause avec 105 personnes âgées de moins de 18 ans. La cellule de protection
des mineurs à Alger, du 15 mars 2005 au 17 juillet dernier a, entre autres,
réinséré 70 adolescents dans leurs familles après une thérapie familiale et
participé dans le cadre du plan Delphine à des journées de sensibilisation
dans des établissements éducatifs et de formation professionnelle pour
mineurs.
Meriem Ouyahia
MEURTRE DU COMMERÇANT DE MORETTI
“Une affaire de trafic de voitures”
Interrogé sur l’affaire du meurtre du commerçant à la résidence d’Etat
de Moretti, le colonel Tayebi, du Groupement de la Gendarmerie nationale
d’Alger, a indiqué que l’affaire suit toujours son cours. Il a précisé que
le co-auteur de ce crime a été arrêté et remis à la justice. Tandis que
l’auteur de cet assassinat est toujours en fuite. Il a souligné que cette
affaire a révélé un trafic de réseau de véhicules. “La voiture de la victime
de marque 306 a été volée et disséquée”, a noté le conférencier.
M. O.