Enfin, c’est là sous nos yeux. G. W. Bush décide avec son comparse T. Blair d’envoyer une force multinationale au Liban et aussitôt Annan convoque une réunion dont les résultats sont définis d’avance. Que peuvent dire les petits pays qui sont momentanément membres de ce conseil ? Rien ! Le caïd, le cow-boy rapide de la gâchette a décidé. Il y a un mot bien de chez nous pour désigner ce type de comportement. Les médias européens ne vont surtout pas relever l’affront général fait à tout le monde et à chacun de leur pays. La cause d’Israël autorise même les crimes de guerre ; alors une entorse aux apparences ! Lisons plutôt cet extrait de la lettre d’un lecteur. Elle dit à peu près tout. «Le président Bush continue de se comporter comme un nouveau Goebels, plus un mensonge est gros, plus on a tendance à le croire. Sa première conquête est celle du vocabulaire. Il se prétend le dispensateur de la vérité suprême, il distribue les étiquettes à sa guise, le diable lui-même deviendrait un ange s’il acceptait de s’enrôler sous sa bannière, il réécrit chaque matin et il n’en est pas à un mensonge près. C’est la puissance militaire de l’Etat qu’il dirige qui lui permet cela, dire où est le bien, où est le mal, et bien entendu selon lui le bien c’est lui et ses amis. Le mal c’est les autres, tous ceux qui ne sont pas avec lui et à sa botte. Il est à la fois président des USA et champion de l’esbroufe. Est légitime celui qui le soutient ou lui obéit, est qualifié de “terroriste” celui qui s’oppose à son diktat ou à sa politique. Si l’on se souvient de l’époque où l’Europe était occupée, les gens qui combattaient l’occupant et entre autres ceux qui ont sauvé des Juifs de la déportation, étaient-ils des résistants comme on les qualifie aujourd’hui ou des terroristes comme on les qualifiait à l’époque ? M. le président Bush réécrit chaque jour l’histoire, et prétend maintenant que le problème de la région serait l’existence du Hezbollah, alors que ce mouvement est né de l’invasion du Liban par Israël en 1982 et de l’occupation de la zone sud de ce pays pendant vingt longues années. La vérité est que ce mouvement de résistance a eu une action déterminante qui a contraint Israël à se retirer du Liban, pour éviter d’accumuler des pertes inutiles. D’où également la rancoeur et la volonté de lui faire payer cette défaite, alors que les résolutions de l’ONU (435 et autres) avaient et sont toujours accueillies avec une méprisante indifférence, et la seule résolution de l’ONU qu’Israël reconnaît est bien entendu à son avantage, et c’est la seule dont l’ONU exige la mise en oeuvre impérative, apportant la preuve qu’elle n’est plus un organe impartial, mais tout simplement “le machin” dont parlait de Gaulle, une justice à la tête du client.» M. B.
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