Chaque année, la commission de wilaya des œuvres sociales de l’éducation organise, à l’intention des travailleurs du secteur, des vacances dans différentes stations balnéaires des villes côtières du pays. Pour cette saison estivale, la CWOS de Tizi-Ouzou a jeté son dévolu sur les localités de Seraïdi (Annaba), Aïn-Témouchent et Tigzirt (Tizi-Ouzou) où les familles sont hébergées dans des structures en dur et bénéficient d’une prise en charge totale, ainsi que Zemmouri El-Bahri (Boumerdès) qui accueille les travailleurs de l’éducation de Tizi-Ouzou dans un camp de toile.
PAS DE REGRETS
Après une année scolaire bien chargée, les enseignants et autres
personnels du secteur de l’éducation, en quête d’un repos bien mérité, de
quiétude et d’évasion, auront été bien servis pour ceux qui ont opté pour
Tigzirt. Le lycée Toumi, qui accueille un camp de vacances, offre toutes les
commodités pour un séjour agréable. De l’avis même du directeur du camp, M.
Ould El-Hadj, cette structure est la meilleure au niveau de la wilaya. Sur
place, nous avons pu vérifier que les vacanciers séjournent dans les
meilleures conditions. C’est ainsi que la restauration est assurée,
épargnant aux ménagères, l’espace d’une dizaine de jours, de faire la
cuisine. Le petitdéjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner sont servis
dans une grande salle où une table est réservée à chaque famille qui a droit
à une nourriture de bonne qualité. Les estivants peuvent également compter
sur les services d’un foyer équipé d’un téléviseur qui fait le bonheur des
femmes qui suivent assidûment leur “mousselsel” de 13h30, d’une infirmerie
et d’un congélateur collectif. Les enfants n’ont pas été oubliés puisque des
jeux éducatifs, des jouets et des livres sont mis à leur disposition.
L’animation en soirée n’est pas négligée avec un programme qui prévoit,
outre le DJ, un jour sur deux, la production de troupes folkloriques de
passage à Tigzirt. Le seul problème qui aurait pu gâcher le séjour est celui
de la disponibilité de l’eau potable dont Tigzirt a toujours souffert.
Heureusement, il a été contourné avec la mobilisation d’une réserve de 140
000 litres qui assure au camp une autonomie de cinq jours, sachant que le
précieux liquide coule dans les robinets un jour sur trois ; les vacanciers,
en matière de sécurité, dorment tranquilles. Et comme pour ne pas faire dans
la demimesure, le personnel encadreur du camp fait preuve d’une extrême
gentillesse et d’une disponibilité irréprochable, devançant parfois même les
besoins des familles. M. Ould El-Hadj a d’ailleurs tenu, à ce propos, à
remercier le personnel de l’établissement, notamment le proviseur et les
encadreurs qui l’accompagnent. Le camp offrant toutes les commodités, les
hôtes de Tigzirt peuvent profiter de la beauté et des sites hauts en
couleurs et riches d’une histoire de l’antique Omnium. Le visiteur est
agréablement surpris par la propreté des ruelles ombragées de la ville, ce
qui prouve que des efforts ont été déployés par les autorités locales pour
assurer un séjour agréable à chaque citoyen qui se rendra à Tigzirt. Petit
bémol, la réfection des trottoirs et la réhabilitation de l’esplanade des
ruines romaines gagneraient à être effectuées en dehors de la saison
estivale durant laquelle les milliers de visiteurs, tout autant que les
habitants de la localité souhaiteraient jouir des prestations de certaines
infrastructures au lieu de se voir proposer le spectacle de leur
réalisation. Heureusement que les plages ont été nettoyées à temps.
Aujourd’hui, elles sont propres et sécurisées.
EXCESSIVEMENT CHERES, LES VACANCES
Selon un nomenclature arrêtée par la commission nationale des œuvres
sociales de l’éducation, chaque famille du secteur bénéficie d’une aide de 6
000 DA pour son séjour. Pour le camp de Tigzirt, par exemple, le coût de la
prise en charge s’élève à 500 DA par jour et par personne. En déduisant les
6 000 DA, une famille de six personnes paiera 24 000 DA pour un séjour de
dix jours. M. Ould El-Hadj admet que de nombreux travailleurs du secteur ne
peuvent économiser une telle somme et souhaite que l’apport des œuvres
sociales soit porté à 50% du montant du séjour comme cela est pratiqué pour
les voyages à l’étranger. Il est anormal, dira-t-il, qu’on aide une personne
avec 50 000 DA pour des vacances en Egypte et toute une famille, avec
seulement 6 000 DA pour un séjour dans une ville du pays.
A. A. Y.
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