Dimanche 30 Juillet 2006
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Panorama
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Le Soir Santé
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

Régions Centre : TIZI-OUZOU
CAMP DE VACANCES DES TRAVAILLEURS DE L'EDUCATION
Bons baisers de Tigzirt


Chaque année, la commission de wilaya des œuvres sociales de l’éducation organise, à l’intention des travailleurs du secteur, des vacances dans différentes stations balnéaires des villes côtières du pays. Pour cette saison estivale, la CWOS de Tizi-Ouzou a jeté son dévolu sur les localités de Seraïdi (Annaba), Aïn-Témouchent et Tigzirt (Tizi-Ouzou) où les familles sont hébergées dans des structures en dur et bénéficient d’une prise en charge totale, ainsi que Zemmouri El-Bahri (Boumerdès) qui accueille les travailleurs de l’éducation de Tizi-Ouzou dans un camp de toile.
PAS DE REGRETS
Après une année scolaire bien chargée, les enseignants et autres personnels du secteur de l’éducation, en quête d’un repos bien mérité, de quiétude et d’évasion, auront été bien servis pour ceux qui ont opté pour Tigzirt. Le lycée Toumi, qui accueille un camp de vacances, offre toutes les commodités pour un séjour agréable. De l’avis même du directeur du camp, M. Ould El-Hadj, cette structure est la meilleure au niveau de la wilaya. Sur place, nous avons pu vérifier que les vacanciers séjournent dans les meilleures conditions. C’est ainsi que la restauration est assurée, épargnant aux ménagères, l’espace d’une dizaine de jours, de faire la cuisine. Le petitdéjeuner, le déjeuner, le goûter et le dîner sont servis dans une grande salle où une table est réservée à chaque famille qui a droit à une nourriture de bonne qualité. Les estivants peuvent également compter sur les services d’un foyer équipé d’un téléviseur qui fait le bonheur des femmes qui suivent assidûment leur “mousselsel” de 13h30, d’une infirmerie et d’un congélateur collectif. Les enfants n’ont pas été oubliés puisque des jeux éducatifs, des jouets et des livres sont mis à leur disposition. L’animation en soirée n’est pas négligée avec un programme qui prévoit, outre le DJ, un jour sur deux, la production de troupes folkloriques de passage à Tigzirt. Le seul problème qui aurait pu gâcher le séjour est celui de la disponibilité de l’eau potable dont Tigzirt a toujours souffert. Heureusement, il a été contourné avec la mobilisation d’une réserve de 140 000 litres qui assure au camp une autonomie de cinq jours, sachant que le précieux liquide coule dans les robinets un jour sur trois ; les vacanciers, en matière de sécurité, dorment tranquilles. Et comme pour ne pas faire dans la demimesure, le personnel encadreur du camp fait preuve d’une extrême gentillesse et d’une disponibilité irréprochable, devançant parfois même les besoins des familles. M. Ould El-Hadj a d’ailleurs tenu, à ce propos, à remercier le personnel de l’établissement, notamment le proviseur et les encadreurs qui l’accompagnent. Le camp offrant toutes les commodités, les hôtes de Tigzirt peuvent profiter de la beauté et des sites hauts en couleurs et riches d’une histoire de l’antique Omnium. Le visiteur est agréablement surpris par la propreté des ruelles ombragées de la ville, ce qui prouve que des efforts ont été déployés par les autorités locales pour assurer un séjour agréable à chaque citoyen qui se rendra à Tigzirt. Petit bémol, la réfection des trottoirs et la réhabilitation de l’esplanade des ruines romaines gagneraient à être effectuées en dehors de la saison estivale durant laquelle les milliers de visiteurs, tout autant que les habitants de la localité souhaiteraient jouir des prestations de certaines infrastructures au lieu de se voir proposer le spectacle de leur réalisation. Heureusement que les plages ont été nettoyées à temps. Aujourd’hui, elles sont propres et sécurisées.
EXCESSIVEMENT CHERES, LES VACANCES

Selon un nomenclature arrêtée par la commission nationale des œuvres sociales de l’éducation, chaque famille du secteur bénéficie d’une aide de 6 000 DA pour son séjour. Pour le camp de Tigzirt, par exemple, le coût de la prise en charge s’élève à 500 DA par jour et par personne. En déduisant les 6 000 DA, une famille de six personnes paiera 24 000 DA pour un séjour de dix jours. M. Ould El-Hadj admet que de nombreux travailleurs du secteur ne peuvent économiser une telle somme et souhaite que l’apport des œuvres sociales soit porté à 50% du montant du séjour comme cela est pratiqué pour les voyages à l’étranger. Il est anormal, dira-t-il, qu’on aide une personne avec 50 000 DA pour des vacances en Egypte et toute une famille, avec seulement 6 000 DA pour un séjour dans une ville du pays.
A. A. Y.

Nombre de lectures : 383

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site