
Régions Centre : BOUIRA “Que Mimouna soit le lieu du festival de la montagne !”
Fondée en 2000 en France et ayant pour objectif principal le développement de la population vivant sur le versant sud du Djurdjura, l’association “Pour Tikjda, hommes, montagnes, nature, ressources de la paix”, a réussi en partie son pari puisque, pendant dix jours, l’objectif qu’elle s’est assigné, à savoir une sensibilisation et une éducation à l’environnement qui passent par une formation de formateurs associatifs entre montagnards de tous pays, est atteint. En effet, pendant les dix jours passés au niveau de la localité Mimouna, les membres de l’association “Pour Tikjda...”, en association avec la Fédération sportive et gymnique du travail, le Palais de la découverte, l’Association sciences, technologies et société, Emmaus Pau et les paysans des vallées d’Aspe et d’Ossau ont engagé un programme de formation de médiateurs associatifs en direction de la jeunesse locale appartenant à l’association sportive Mimouna. Ainsi, pendant les dix jours, un riche programme de formation a été initié par les membres de l’association “Pour Tikjda...” au niveau d’une école abandonnée depuis 1996 dans le village Mimouna perché à plus de 1 500 m d’altitude. Mlle Emmanuelle Lambert, médiateur scientifique au musée le Palais de la découverte de Paris, s’occupait de l’exposition relative à la terre, sa formation et ses mouvements, en expliquant aux jeunes filles, futures formatrices, la tectonique des plaques, la nature des couches formant la Terre, ses roches et ses spécificités, les tremblements de terre, les volcans, ainsi que la machine à fabriquer les montagnes, un mécanisme qui aide à comprendre la formation des montagnes telles qu’on les voit aujourd’hui, d’autres tableaux montrent la formation de la grande chaîne de l’Himalaya, d’autres la datation par radioactivité sur les roches fossilisées... Toutes ces données ont été transmises aux deux jeunes filles du village Mimouna qui les avaient assimilées en un temps record. Et pendant ce temps, le président de l’association “Pour Tikjda...”, Albert Jacquard, assurait des cours en sport pour d’autres jeunes du village, la boxe, les combats non violents, les tournois de football, la sculpture, etc. Toujours au niveau de l’école, des cours de poterie sont dispensés, ce sont des échanges d’expérience entre les deux régions de France et de Kabylie. A quelques encablures se trouve le rocher Mimouna. Là, une équipe de la FSGT (Renous Yves, Sandrine de Gea, Pierre Buissau, Cappeau Rémi et Jean) s’affairait pendant plusieurs jours à former des jeunes à l’escalade des montagnes et à l’organisation de randonnées et l’ouverture des pistes. Pendant plusieurs jours, ces spécialistes, à l’aide de cordes d’escalade, ont déterminé les différents murs d’escalade selon la difficulté. Ils fixent des pitons et apprennent aux jeunes comment utiliser la corde et le mousqueton. En somme, l’association “Pour Tikjda...” a réussi en l’espace de dix jours à redonner confiance à ces jeunes des localités déshéritées livrées à elles-mêmes. Des jeunes, surtout les universitaires qui espèrent voir l’expérience s'étendre aux autres jeunes des autres localité. Des Français qui leur ont laissé en guise de cadeaux l’exposition sur la terre et ses manifestations géologiques, ainsi que plusieurs autres matériels d’escalade mais aussi de jeux, comme ceux de la boxe, des ballons de football, etc. C’est le défi que se sont lancé ces jeunes de Mimouna qui nous promettent bien des surprises dans un avenir proche. Signalons que toute cette coopération ainsi que la réussite du séjour et cette formation ont pu avoir lieu grâce au travail de fourmi mené par les membres de l’association “Pour Tikjda...” et les habitants de la wilaya de Bouira comme Ais Amar, Mouhous Ahmed, Abdedou Amrouche, lesquels ont pu avoir des aides de la part de la DJS de Bouira et de l’APC d’El-Esnam et du côté français, la secrétaire générale de l’association Hélène Amblard, qui s’est débattue comme un diable pour faire le maximum pour ces jeunes montagnards qu’elle chérit. Tous ces membres, des cadres universitaires et des écrivains, souhaitent “que la localité Mimouna soit un lieu qui abrite chaque année le festival national de la montagne”. Y. Y.
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