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«Aboudjerra Soltani a exprimé le vœu d’aller au Liban.»
S’il vous plaît, exaucez son vœu !
En regardant à la télévision de nouvelles images d’un nouveau raid sur
le Liban, et d’autres nouvelles images d’un nouveau tir de roquettes
katchiouka du Hezbollah sur Israël s’est glissée dans mon esprit,
insidieusement, de manière satanique, comme un Alien s’invitant dans mes
entrailles sans mon autorisation, cette question terrible : et si demain l’Algérie
était envahie par une armée étrangère, et que le GSPC se porte au-devant de
cette armée d’invasion pour la contrer, soutiendrions-nous à fond la caisse
le GSPC, sortirions-nous dans les rues de nos villes en brandissant les
portraits de Hassan Hattab, ou de son successeur à la tête de ce groupe armé
terroriste ? Car, dans le fond, il n’y a pas de différence entre le parti de
Dieu et le Groupe salafiste pour la prédication et le combat. Tous deux ont
pris les armes pour l’instauration d’un Etat islamique, le Hezbollah en
menant une lutte acharnée contre les Libanais qui ne pensent pas comme lui et
contre Israël, et le GSPC en s’en prenant à l’armée et au peuple algériens.
Dans cette logique, serions-nous contraints d’écouter et de nous «ébahir béatement
» face à un écran télé qui diffuserait une interview du chef du GSPC dans
laquelle le gus nous expliquerait comment son armée de valeureux combattants
compte s’y prendre pour chasser l’envahisseur du sol algérien ? J’ai osé
ces questions autour de moi, et beaucoup m’ont ri au nez en affirmant que ça
n’arrivera jamais chez nous. Pourtant, c’est arrivé au Liban ! Parce que le
politique s’y est fortement compromis avec le religieux. Tout comme chez nous.
Parce que les Assemblées et les Sénats se sont ouverts aux partis islamistes.
Tout comme chez nous. Parce que des fous de Dieu ont été propulsés à des
postes de responsabilité gouvernementale et décisionnelle. Tout comme chez
nous. Alors, qu’est-ce qui empêche ? Je fume du thé et je reste éveillé,
le cauchemar continue.
H. L.
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