Si diverses techniques médicales permettent aujourd’hui d’opérer en laissant le moins possible de traces visibles et d’accélérer la fermeture des plaies, les anciens, depuis des dizaines de générations, ont découvert de nombreux produits naturels favorisant également une “fermeture” rapide et esthétique. Une cicatrice, fut-elle glorieuse, est inesthétique. Si la cicatrisation
n’est pas surveillée, elle peut même entraîner des complications. En
général, les cicatrices laissées par des maladies de peau s’atténuent
spontanément quand elles sont superficielles. Celles dites en creux doivent
être traitées par des spécialistes (plasticiens, dermatologues). Puis il y a
les cicatrices dues à des blessures, des opérations chirurgicales ou des
brûlures. Certaines d’entre elles peuvent se boursoufler ou s’accompagner de
démangeaisons. D’où l’utilité de veiller dès le début à la cicatrisation,
voire d’intervenir par des moyens médicamenteux ou opératoires pour qu’elle
s’effectue le mieux possible.
L’apithérapie
Ce qui est sûr, c’est que depuis toujours, le miel fait partie de la
pharmacopée populaire. Pour soigner les furoncles, les ulcères, les
blessures, les brûlures, comme purgatif ou pour traiter les maladies des
yeux. Un grand spécialiste des abeilles, écrit que dans toute l’Afrique
l’importance du miel reste considérable, et plus prosaïquement pour
cicatriser les plaies ou les morsures de serpents. Antibactérien et
cicatrisant, il diminue les délais de cicatrisation, stérilise une plaie et
atténue la douleur. Depuis 1994, un chirurgien français réputé, obtient des
résultats impressionnants de cicatrisation par le miel sur des patients
(parmi lesquels son fils) ayant eu, non pas de légères brûlures, mais de
grosses opérations ou de graves accidents... Cela malgré les avertissements
de ses pairs sur les risques qu’il encourt à emprunter des “chemins de
traverse”. Le miel est donc efficace sur les brûlures légères et active leur
cicatrisation. Il suffit de masser la peau avec – 1 cuillère suffit – dès
que vous vous êtes brûlés, et de laisser agir. Soigner les plaies et
cicatrices au miel a donné tant de satisfactions que cette méthode a pris
une appellation très scientifique – et en voie d’être unanimement reconnue –
l’apithérapie.
Pansements au miel
Le rôle du pansement est fondamental pour une bonne cicatrisation. Il doit
être occlusif, c’est-à-dire, fermé sur la plaie, car l’humidité
contrairement aux idées reçues, favorise la cicatrisation. Eh oui, une plaie
laissée à l’air libre ne cicatrise pas plus vite, bien au contraire ! Un
corps gras contenant un antiseptique empêchera le pansement de coller à la
plaie. Le pansement au miel est donc tout indiqué. Nettoyer d’abord la plaie
avec du sérum physiologique, puis appliquer une couche de miel et recouvrer
de compresses stériles. Renouveler l’opération tous les jours.
L’argile
On ne parle pas encore – scientifiquement – “d’argilothérapie”, pourtant
cette boue grasse, collante et douce, favorise elle aussi la cicatrisation.
Ses propriétés sont connues depuis toujours. On sait aujourd’hui que les
Egyptiens utilisaient l’argile comme antiseptique dans leurs techniques de
momification. Il y a donc tout lieu de penser que les boues extraites du Nil
servaient également à panser les plaies. De fait, de nombreuses études ont
établi ses vertus adsorbantes, antalgiques, anti-inflammatoires,
antiseptiques, antitoxiques, bactéricides, cicatrisantes et reminéralisantes.
Grâce à ses caractéristiques antiseptiques et régénératrices, l’argile, en
particulier verte ou blanche, est même devenue un “must” dans les produits
de beauté et de soin du corps sous forme de masques, de bains, de savons et
de dentifrices. En ce qui concerne les cicatrices et les plaies à
cicatriser, on peut compter sur ses propriétés bactéricides et adsorbantes.
On dit, qu’un corps est adsorbant quand il a le pouvoir de retenir à sa
surface des molécules, des ions en phase gazeuse ou liquide, et les toxines.
Conséquences : la formation de pus est vite enrayée et la reconstruction des
tissus est rapide.
Pâte à la crème fraîche et aux œufs
Voici une vraie recette de grand-mère pour faire de belles cicatrices.
Il suffit d’enduire délicatement la plaie matin et soir pendant six mois, de
la préparation suivante : une pâte composée de crème fraîche épaisse
mélangée avec un jaune d’œuf, (se conserve au frigo).
Du thym
En cas de brûlure superficielle (plaie non ouverte), pour chasser la
douleur et accélérer la cicatrisation, vous pouvez mélanger dans une tasse
de l’eau chaude et 3 gouttes d’huile essentielle de thym et l’appliquer sur
la zone brûlée.
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