La Fondation du 8 Mai 1945 a, hier à la Bibliothèque nationale du Hamma à Alger, réuni une pléiade d’universitaires, de politiques et de membres de la société civile algérienne. Dédiée à la solidarité avec toutes les résistances, selon les propos du président de cette fondation et chercheur, le Dr Mohamed El Corso, cette rencontre a ainsi permis d’aborder la genèse et les implications du conflit meurtrier du Liban. Un conflit explicité sous l’angle de la confrontation entre toutes les résistances, notamment celle du mouvement politique chiite libanais, le Hezbollah, qui a contribué à modifier l’équilibre régional, d’un côté, et d’autre part, la pax americana et son allié stratégique Israël, les Etats arabes étant devenus des entités virtuelles et nulles stratégiquement. Une pax americana que les Etats-Unis veulent imposer, par l’usage exclusif de la force militaire, la mise en œuvre du projet du Nouveau Grand Moyen- Orient, ainsi que leur volonté d’imposer leur propre conception de la démocratie, de la liberté et de la bonne gouvernance. Ainsi, l’historien Moussa Zemour, l’universitaire Mustapha Sayedj et l’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, ont présenté lors de leurs interventions le contexte historique et actuel dans lequel se déroule ce conflit. Néanmoins, des interventions qui n’ont pas échappé parfois à l’usage abusif d’une rhétorique éculée, de la passion et de l’irrationnel, nonobstant le discours académique et argumenté de l’universitaire Sayedj sur les subtilités de la politique étrangère américaine. Chérif Bennaceur
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