Samedi 26 Août 2006
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SUPPRIMONS LES PORTES !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
«Université d’été du PRA. Elle aura lieu en… »

…janvier

J’ai trouvé que Belkhadem, répondant aux questions des journalistes en marge de l’université d’été du FLN, avait été dur avec les terroristes qui ne se sont pas encore rendus. J’ai même senti, au détour de ses répliques, une pointe de cruauté. Notamment lorsque le chef scellé et non négociable du FLN a déclaré : «Les portes de l’Algérie resteront toujours ouvertes à ceux qui veulent se rendre. Aujourd’hui et demain.» Pourquoi diantre parle-t-il encore de portes qui peuvent s’ouvrir et se fermer ? Je croyais que le fait même d’évoquer des portes, entrebâillées, ou grandes ouvertes devant des terroristes pouvait leur faire peur, les faire renoncer à se rendre plus rapidement. Y a-t-il encore besoin d’effrayer nos «frères hésitants» en évoquant à proximité de leurs délicates oreilles, la présence, tout autour de la république, de portes avec des battants, des gongs, des huis, des targettes, des poignées et des serrures ? A quoi cela sert-il de mettre des obstacles — ici sous forme de portes — entre eux et nous ? Allons ! Allons ! Arrêtons une bonne fois pour toutes de jouer avec ces portes au gré des humeurs et des deals. Supprimons toutes les portes qui encerclent encore le pays. Arrachons les battants ! Descellons les cadres et brûlons ces vestiges de l’intolérance et de l’exclusion que sont les portes. Je propose dans cet ordre d’idées de voter une loi qui interdirait formellement l’usage des mots «portes ouvertes» dans le discours politique. Sus aux portiers et autres «bewabin» de service ! Nos «Frères hésitants» seront ainsi définitivement rassurés en sachant qu’il n’y a plus de portes entre eux et nous. Et qu’ils ont tout le temps de se rendre, sans risque de se heurter à une porte fermée, sans avoir à se demander si, en retardant leur «rendage», ils ne trouveront pas la porte fermée par le gardien de nuit. N’ayez crainte «Frères hésitants», tous les gardiens de nuit ont été tués, mis à la retraite ou licenciés. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.

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