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«Université d’été du PRA. Elle aura lieu en… »
…janvier
J’ai trouvé que Belkhadem, répondant aux questions des journalistes en
marge de l’université d’été du FLN, avait été dur avec les terroristes
qui ne se sont pas encore rendus. J’ai même senti, au détour de ses répliques,
une pointe de cruauté. Notamment lorsque le chef scellé et non négociable du
FLN a déclaré : «Les portes de l’Algérie resteront toujours ouvertes à
ceux qui veulent se rendre. Aujourd’hui et demain.» Pourquoi diantre
parle-t-il encore de portes qui peuvent s’ouvrir et se fermer ? Je croyais que
le fait même d’évoquer des portes, entrebâillées, ou grandes ouvertes
devant des terroristes pouvait leur faire peur, les faire renoncer à se rendre
plus rapidement. Y a-t-il encore besoin d’effrayer nos «frères hésitants»
en évoquant à proximité de leurs délicates oreilles, la présence, tout
autour de la république, de portes avec des battants, des gongs, des huis, des
targettes, des poignées et des serrures ? A quoi cela sert-il de mettre des
obstacles — ici sous forme de portes — entre eux et nous ? Allons ! Allons !
Arrêtons une bonne fois pour toutes de jouer avec ces portes au gré des
humeurs et des deals. Supprimons toutes les portes qui encerclent encore le
pays. Arrachons les battants ! Descellons les cadres et brûlons ces vestiges de
l’intolérance et de l’exclusion que sont les portes. Je propose dans cet
ordre d’idées de voter une loi qui interdirait formellement l’usage des
mots «portes ouvertes» dans le discours politique. Sus aux portiers et autres
«bewabin» de service ! Nos «Frères hésitants» seront ainsi définitivement
rassurés en sachant qu’il n’y a plus de portes entre eux et nous. Et
qu’ils ont tout le temps de se rendre, sans risque de se heurter à une porte
fermée, sans avoir à se demander si, en retardant leur «rendage», ils ne
trouveront pas la porte fermée par le gardien de nuit. N’ayez crainte «Frères
hésitants», tous les gardiens de nuit ont été tués, mis à la retraite ou
licenciés. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. H. L.
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