
Actualités : PREPARATION DE LA RENTREE SCOLAIRE Les assurances de Benbouzid
Comme à l’accoutumée, le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a réuni hier les directeurs de wilaya de son secteur pour préparer la rentrée scolaire, prévue pour le 9 septembre pour les wilayas du Nord et le 16 septembre pour les wilayas du Sud. Avant de se lancer dans les perspectives de la nouvelle année, le ministre a passé en revue les trois dernières années caractérisées par la réforme du système éducatif. Celle-ci suivra son cours encore cette année, avant d’être clôturée en 2008. Pour la
prochaine rentrée, la réforme s’élargira à trois paliers, à savoir la
quatrième année primaire, la quatrième année moyenne et la deuxième année
secondaire. Ainsi, 56 nouveaux programmes pédagogiques prendront effet à
partir de septembre. Ceux-là seront accompagnés de 44 nouveaux manuels
scolaire, dont 8 manuels pour la quatrième année primaire, 11 manuels pour
la quatrième année moyenne et 25 manuels pour la deuxième année secondaire.
Par ailleurs, contrairement aux années précédentes qui ont enregistré un
flagrant déficit en matière de manuels scolaires, les réformes prévues pour
la prochaine saison ne seront pas bloquées par ce problème, qui selon le
premier responsable du secteur, a été réglé à l’avance. «95% des nouveaux
manuels sont déjà acheminés vers les établissements scolaires. Nous
garantissons que chaque élève aura son livre scolaire, quel que soit
l’endroit où il se trouve », a rassuré M. Benbouzid qui a instruit les
directeurs d’éducation à cet effet, en collaboration avec les collectivités
locales, sachant que 53 millions de manuels ont été produits pour cette
nouvelle tranche de réforme. Il est important de rappeler les difficultés
enregistrés par les parents d’élèves l’année dernière pour l’acquisition des
manuels. Pour rattraper cette faille, le ministre fera bénéficier trois
millions d’élèves issus de familles démunies de manuels à titre gratuit.
Idem pour les enfants des enseignants de l’éducation nationale. Mais si les
enseignants ne payeront pas les manuels de leurs enfants, il le feront pour
le manuel de l’enseignant qui n’est pas disponible et qui est aux frais de
celui-ci. C’est la solution que le ministre a trouvée pour combler le
déficit du manuel enseignant, qui reste toutefois disponible en CD.
Néanmoins, M. Benbouzid n’a affiché aucune volonté de confier la conception
et la production du manuel scolaire aux entreprises publiques. «Nous allons
le faire au moment opportun », dit-il en arguant que «la question de
l’éducation y va du devenir de toute une nation et qu’on doit être prudent».
D’ailleurs, le ministre n’a pas caché son étonnement quant à tous les
commentaires qui ont suivi les réformes du système éducatif. On peut même
déduire que le ministre répond clairement à ceux qui plaident pour
l’enseignement dans la langue de Molière. «Je ne comprends pas qu’on puisse
avoir tort de choisir notre langue pour enseigner. Nous avons une
civilisation et une culture que nous devons respecter et préserver. Nous ne
sommes pas contre les langues étrangères, mais nous n’acceptons pas que nos
enfants apprennent la Marseillaise au lieu de Kassaman», s’exclame- t-il. Le
ministre de la République reste convaincu de la réussite des réformes
entamées dans le secteur et fait signaler que les résultats apparaîtront à
moyen et long terme. Il évoque sans complexe les erreurs enregistrés dans
l’application de ces réformes, comme l’enseignement de la langue française à
partir de la deuxième année primaire. «Nous corrigeons nos erreurs au fur et
à mesure, mais cela n’atteste aucunement de l’échec des réformes», at- il
signifié.
Aucun élève algérien n’ira dans l’école saoudienne
Le ministre de la République, qui a mené une guerre sans merci contre les
écoles privées, a réitéré son engagement de «lutter contre toutes les écoles
privées qui violeront le dernier cahier des charges mis en vigueur et qui
impose l’enseignement du programme algérien dans les écoles privées».
L’exemple le plus illustratif est celui de la fermeture de l’école
saoudienne d’Alger, du moins pour les élèves algériens. «Tous les élèves
inscrits dans cet établissement seront transférés dans les écoles publiques
ou privées algériennes», a affirmé le ministre, ajoutant que cette école a
refusé de se conformer à la loi algérienne qui l’oblige à adapter son
programme d’enseignement à celui du pays d’accueil, au profit des élèves
algériens ». Cependant, l’école saoudienne a le droit d’appliquer ses
propres programmes à ses ressortissants. Le ministre a tenu également à
souligner qu’aucun accord bilatéral n’a été signé avec les autorités
saoudiennes dans le secteur. La scolarisation obligatoire à tout un chacun
Revenant aux préoccupations de son secteur, le ministre de l’Education a
interpellé ses cadres sur l’enseignement de tamazight. «Je vous demande
d’évaluer les besoins en matière d’enseignants afin que cette langue soit
enseignée sur tout le territoire national», instruit-il, rappelant que cette
matière sera incluse dès l’année prochaine dans les examens du BEF. 517
postes budgétaires sont d’ores et déjà dégagés pour la couverture des
besoins d’enseignement de tamazight. S’adressant aux directeurs de wilaya,
le ministre a donné des instructions fermes concernant la scolarisation
obligatoire des enfants en âge de scolarité. «Il est de votre responsabilité
de recenser les élèves et de veiller à ce qu’ils soient inscrits»,
insiste-t-il.
Rosa Mansouri
La rentrée par les chiffres :
Nombre d’élèves : 7,5 millions
Nouveaux élèves : 628 500
Infrastructures :
-2550 salles pour le primaire
-64 nouveaux lycées
-165 nouvelles écoles moyennes
Postes budgétaires pédagogiques : 4000
Postes budgétaires administratifs : 9000
Budget restauration : 730 milliards de cts
Santé scolaire : 1185 unités de consultation
Trousseaux scolaires : 600 milliards de cts
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