Régions Centre : BOUIRA
POUR RECLAMER PLUS DE SECURITE
Le SPSP et les travailleurs de la santé publique ont observé un sit-in


La situation était appréhendée depuis fort longtemps, mais l’incident de lundi dernier fut incontestablement la goutte qui a fait déborder le vase. En effet, lundi, aux environs de 22 heures, un garde communal, en civil, s’est présenté aux urgences de l’hôpital Mohamed-Boudiaf, la main ensanglantée. Le blessé ayant donné un coup de poing dans une vitre s’était écorché sérieusement le bras.

Pris en charge par le personnel qui était de permanence, le blessé fut invité à se reposer en attendant de voir le médecin de garde, lui seul pouvant se prononcer s’il devait être gardé en observation ou libéré. Ce que le blessé a refusé. Voulant à tout prix quitter les urgences pour des raisons que lui seul connaissait, ce dernier asséna un coup violent en pleine figure du contrôleur et bouscula l’infirmière. Après cet incident, une cellule de crise a été immédiatement constituée au niveau de l’hôpital et le lendemain, les syndicats des praticiens de la santé publique et ceux des travailleurs de la santé, affiliés à l’UGTA, ont déposé plainte contre cet individu au nom de l’hôpital et appelé à un sit-in de protestation contre l’insécurité qui prévaut au sein de l’hôpital. En effet, ils étaient des centaines, venus de neuf communes relevant du secteur sanitaire de Bouira, à observer un sit-in pendant près d’une heure dans l’enceinte de l’hôpital. A l’issue de ce rassemblement, les présents ont lu une déclaration dans laquelle ils se sont dits outrés par l’agression de leurs collègues dans l’exercice de leurs fonctions. Tout en se montrant solidaires envers leurs collègues, les protestataires appellent les responsables à se pencher sur le problème de sécurité dans l’enceinte des hôpitaux et surtout la protection des médecins et des infirmiers dont le rôle est de soigner les malades et non de gérer leurs humeurs.
Y. Y.

Des villageois ferment l’APC de Boukram

Excédés par les multiples promesses sans lendemain quant à l’aménagement de la piste qui relie leur village M’garchia au CW2, plusieurs dizaines de personnes issues de ce village ont fermé samedi dernier, toute la journée, le siège de l’APC de Boukram situé aux limites nord-ouest à quelque 90 km de Bouira et à près de 40 km de Lakhdaria, exigeant l’intervention du wali en personne. En effet, selon quelques villageois qui se sont déplacés à notre bureau, les autorités de wilaya et le chef de daïra de Lakhdaria s’étaient engagés à inscrire en priorité la piste de leur village distant du CW2 de 1,5 km. Cependant, la semaine dernière, et après que l’APC eut bénéficié d’une enveloppe de 2 milliards de centimes, les villageois s’attendaient à ce que leur cas soit pris en charge officiellement. Or, quelle ne fut leur surprise en apprenant que le projet d’aménagement de leur piste a été détourné au bénéfice d’un autre village. Dans cette affaire, les villageois accusent le chef de daïra d’être derrière ce détournement. Aussi leur action se veut d’abord une manière de dénoncer ce responsable, ensuite d’attirer l’attention du wali sur de tels agissements.
Y. Y.

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