Régions Centre : BOUIRA
L'APC D'AOMAR FERMEE PAR DES VILLAGEOIS
Les parents exigent le ramassage scolaire


Tout a commencé lorsque, il y a trois jours, l’APC d’Aomar a reçu un bus de solidarité dans le cadre du ramassage scolaire. Au niveau de cette commune située à 22 km au nord-ouest de Bouira, au moins trois villages vivent le calvaire de l’éloignement des établissements scolaires de leurs demeures, surtout concernant les cycles moyen et secondaire.
En effet, les villages Ouled-Nacer, Beni-Mellil et Rouabhia, situés tous sur la bande nord de la commune aux frontières avec Draâ-El-Mizan dans la wilaya de Tizi-Ouzou, souffrent depuis des années du problème de ramassage scolaire pour leurs enfants qui accèdent au moyen. Pour ce faire, les parents recourent le plus souvent aux moyens de bord : camionnette, véhicule léger... Cependant, beaucoup n’arrivent plus à joindre les deux bouts surtout pour ceux qui ont plusieurs enfants qui poursuivent leurs études au niveau des CEM et du lycée de la ville d’Aomar. Leurs enfants parcourent douze kilomètres en aller et retour chaque jour à pied. Cette situation invivable, surtout durant la saison hivernale, a fait réagir les villageois qui s’étaient maintes fois plaints auprès des autorités locales. En vain. Lundi dernier, après que les villageois eurent vent de l’existence d’un microbus que l’APC venait d’acquérir dans le cadre du ramassage scolaire, ils décidèrent de se rassembler devant l’APC afin de trouver une solution définitive à leur calvaire qui n’a que trop duré. En fermant l’APC vers 9 h du matin, les protestataires voulaient ainsi faire entendre leur voix. En effet, vers 10 h, et en présence du chef de daïra et du P/APC, une réunion a eu lieu au siège de l’APC avec les représentants des trois villages. Vers 13 h, le chef de daïra a promis de régler le problème d’ici mercredi avec soit l’octroi de deux nouveaux microbus pour les deux autres villages soit la signature d’une convention avec les fourgons privés pour le transport des élèves issus de ces trois villages, en attendant que l’APC acquière deux autres microbus. Les villageois qui étaient près de 300 ont quitté les lieux dans le calme et le siège de l’APC a rouvert ses portes. Ils se sont donnés le mot pour se retrouver aujourd’hui sur le même lieu au cas où les autorités n’auraient pas tenu leurs promesses.
Y. Y.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable