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«Ali Benhadj toujours à la recherche de son FIS. D’après nos
sources, c’est Kebir qui le retiendrait en otage.»
Si c’est pas honteux tout ça !
C’est fou ! Après la tuerie de Chabet El Ameur qui a vu l’assassinat par
balle, à bout portant, de 2 militaires en permission et de deux civils dont un
adolescent, tués par des tangos du GSPC, il s’en trouve encore dans le
landerneau des experts en durée de vie des maquis terroristes pour oser cette
question «attentats terroristes, recrudescence ou derniers soubresauts ?». M’enfin
! Qu’il y ait encore en 2006, bientôt 2007, un mort, un seul dû à un groupe
islamiste armé, à une «serria» ou à une «katiba», et c’est le constat d’échec
de huit ans de déculottage face à l’intégrisme qu’il faut dûment et
publiquement établir. Qu’il y ait encore aujourd’hui un bus de transport de
voyageurs qui se retrouve coincé dans un faux barrage à 70 kilomètres d’Alger
et qui voit quatre de ses occupants massacrés par des barbus et c’est la
sécurisation mensongère des axes Maghnia-El-Tarf et Alger-Tamanrasset qu’il
faut dénoncer haut et fort. Où c’est qu’il est le patron de la grande
agence de voyage gouvernementale qui, en 2000, en réponse à une journaliste
africaine qui avait osé l’interroger sur le climat sécuritaire, lui avait
répondu avec un sourire «Club Med’» : «Venez madame, je vous invite
personnellement à une visite, à une tournée en ma compagnie dans ce beau et
vaste pays qu’est l’Algérie et vous verrez que vous pourrez vous y promener
de jour comme de nuit en toute sécurité !» Chiche ! Qu’il y aille à
Chabet-El-Ameur, le «Trigano dialna» en compagnie de cette journaliste ou avec
n’importe quelle autre personne, seuls, sans garde du corps et sans
bombardements intensifs de la zone par l’ANP une semaine avant le
déplacement. Je voudrais bien l’y voir, tiens ! Malheureusement, lui et ses
semblables ne vont jamais là-bas. Ou alors s’ils y vont, c’est avec des
casernes entières de bidasses, de gendarmes et de flics en guise de
pare-balles. Encore une usurpation. Encore un mensonge. Encore un maquillage
grossier. Je t’en foutrais moi des «derniers soubresauts » du terrorisme !
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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