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Actualités : LE CHARGE DES AFFAIRES ECONOMIQUES A L'UGTA :
“Les augmentations de salaire ne pourront pas être supportées par les entreprises”


Les augmentations de salaire récemment décidées continuent de susciter des réactions. Après celle du FMI qui avait jugé que cette hausse constituerait “un choc pour l'économie susceptible de déstabiliser les équilibres macroéconomiques. L'augmentation des salaires doit se faire graduellement et en fonction de la productivité», c’est au tour de Mohamed Lakhdar Baddredine, le chargé des affaires économiques au sein de l’UGTA, d’émettre un avis.
Invité à s’exprimer sur la question, il a estimé que “si de nouvelles augmentations de salaire sont décidées, elles ne pourront pas être supportées par les entreprises ce qui va compromettre leur compétitivité». Selon lui, l’amélioration du pouvoir d’achat des Algériens ne doit pas passer obligatoirement par des augmentations de salaire. “Je pense qu’une revalorisation du dinar permettra de diminuer les prix à la consommation et améliorer ainsi le pouvoir d’achat», avant d’ajouter : “Il faut ouvrir un débat autour des moyens d’améliorer les conditions de vie des citoyens sans que cela ait d’impacts négatifs sur les entreprises d’autant que cellesci, et plus particulièrement celles relevant du secteur public, ont déjà payé par le passé un lourd tribu du fait des choix économiques du pays». Des déclarations faites à l’occasion d’un débat autour du pacte économique et social au Forum d’ El Moudjahid et au cours duquel le représentant de l’UGTA a tenu à préciser que ces propos n’engageaient que sa personne et non la Centrale syndicale. De son côté, Zahir Farès, expert au sein du Cnes qui s’exprimait lui aussi en tant que tel et non en tant que membre de l’institution de Babès, a quant à lui expliqué qu’au sein du Cnes, le dossier n’avait pas été assez maturé pour qu’il y ait un véritable débat qui dépasse le stade de la théorie pour être un peu plus pratique. Effectif pour une durée de quatre années, ce pacte n’exclut-il pas d’office les syndicats autonomes ? Le droit à la grève sera-t-il respecté ? Non, ont répondu unanimement le président de la Confédération algérienne du patronat, le représentant de l’UGTA qui estiment que le droit à la contestation est garanti par la loi. Mohamed Lakhdar Badreddine a estimé que le droit de s’organiser en dehors de l’UGTA était permis mais qu’il restait persuadé que seule une organisation forte pouvait arracher des acquis. Le chargé des affaires économiques au sein de l’UGTA a fait savoir également que les conventions de branches allaient être signées dans la soirée d’hier à l’exception de celles du port et d’Air Algérie.
N. I.

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