Dimanche 22 Octobre 2006
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Actualités : ASSASSINAT DU P/APW DE TIZI-OUZOU
Le FFS réagit


Suite à l'assassinat de Rabah Aïssat, président de l’APW de Tizi- Ouzou, le premier secrétaire national du FFS a adressé hier une lettre aux militants, sympathisants et amis du parti dans laquelle il revient sur les circonstances du drame et s’interroge sur nombre de questions restées en suspens tout en commentant les événements.
«Cette douleur est encore plus vive quand on sait qu’il s’agit d’un crime planifié et prémédité, nous avons le pénible sentiment qu’il restera aussi impuni et que ce n’est pas le dernier. Nous tenons ce pénible sentiment de l’issue des assassinats politiques, des crimes et attentats passés. Trop de similitudes nous les rappellent», précise Ali Laskri dans sa lettre. Qui a été tué ?«Il s’agit d’un élu. De l’arrêt du processus électoral en passant par le trucage à ciel ouvert et de façon industrielle de scrutins, on arrive à empêcher les lecteurs de voter et si malgré tous ces obstacles, une élection est remportée, on dissout l’Assemblée qui a été auparavant vidée de toutes ses prérogatives pour terminer par la liquidation physique de l’élu», tente d’expliquer le porte-parole du FFS avant de s’interroger encore une fois sur la raison de cet assassinat. Et toutes les thèses ont été avancées. De la piste du GSPC avec un recoupement avec la disparition du fils de Belhadj, en passant par la théorie plaçant la Kabylie comme région lésée de l’opération de réconciliation nationale. «Elle n’a rien obtenu de la rente induite par cette opération et les promoteurs du tout sécuritaire qui ont été marginalisés avec beaucoup d’ingratitude » à l’assassinat politique et l’implication du système. «Le système et sa périphérie complice n’ont en fait changé ni de méthode, ni de stratégie, ni d’hommes si ce n’est que dans un jeu de chaises, ceux qui étaient dans l’ombre à l’époque sont aujourd’hui aux commandes et ceux qui étaient aux commandes sont aujourd’hui dans l’ombre». «La gouvernance se fait encore hors la loi illégalement et illégitimement », a précisé Ali Laskri. Dans quel contexte «ammi» Rabah a-t-il été assassiné ? Une question que le premier secrétaire national développera «tant sur le plan partisan, que régional, national et international». Le FFS ferait l’objet de «toutes les attentions de certaines officines», selon son secrétaire national qui saisit l’occasion pour rappeler la condamnation, il y a quelques mois, de la fédération de Ghardaïa. Aussi, le bilan d’une situation sociale des plus désastreuses s’impose et le FFS passe en revue la recrudescence des actes de violence, la hausse de la criminalité et les niveaux inégaux de chômage. Enfin, Ali Laskri lance son message aux amis et aux sympathisants du parti en leur demandant l’union «tous ensemble dans l’esprit de Novembre, dans l’esprit du congrès de la Soummam et dans l’esprit du contrat national et refaisons le serment fait lors de la commémoration le 20 août 2006 qui engage le FFS à concrétiser le rêve de Novembre et à être un instrument performant et crédible au service de l’alternative démocratique et sociale en Algérie».
I. T.

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