Dimanche 22 Octobre 2006
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Le Soir Santé
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

Régions Centre : OUACIFS
Colère des lycéens recalés au bac


Le lycée polyvalent Amar- Manseri d’Aït-Boumehdi, l’unique infrastructure du cycle secondaire à l’échelle de la daïra de Ouacifs, a été paralysé tout récemment par une grève générale, la première du genre depuis un peu plus d’une année. Ce débrayage d’une journée décidé par les lycéens est une façon à eux de manifester leur solidarité avec une dizaine de leurs camarades, recalés de la dernière session du baccalauréat et auxquels l’administration de l’établissement refuse la réinscription ne serait-ce qu’en classe spéciale.
Ces recalés, nés en 1986, affirment tout simplement être victimes de la hogra du premier responsable du lycée qui aurait appliqué la politique de deux poids, deux mesures en reprenant des élèves plus âgés qu’eux d’une année alors que les places pédagogiques sont disponibles. A l’appui de leur argumentaire, ils déclarent avoir, pour leur majorité, plus de neuf de moyenne annuelle et d’avoir raté de peu leur bac sans avoir redoubler tout au long du cycle secondaire. De plus, diront-ils, pour ne prendre que l’exemple de la classe spéciale des sciences de la nature et de la vie, cette division ne comprend actuellement que 23 de leurs camarades. Ils poursuivront par dire avoir entamé moult démarches même auprès de la Direction de l’éducation qui leur aurait donné gain de cause. Mais le proviseur qui nous a aimablement reçu dans son bureau nous étalera une tout autre version. Une version appuyée celle-ci de chiffes et de données contredisant, on ne peut plus clairement, les assertions des élèves protestataires. M. Zaïdi nous déclarera tout de go que ce sont les professeurs, à la fin de l’année scolaire écoulée, qui ont établi des critères bien définis pour le passage, le repêchage ou l’exclusion des élèves. Entre autres facteurs sur la base desquels les enseignants ont mené leurs conseils des classes de terminale, celui de l’âge, de la moyenne annuelle et celle du bac, des places disponibles et, enfin, celui lié à la discipline de l’élève. Des critères auxquels une commission diligentée récemment par la Direction de wilaya de l'éducation n’a rien trouvé d’anormal. Fort malheureusement, à se fier à notre interlocuteur, ces élèves contestataires ne remplissent pas, pour chacun d’eux, au moins deux à trois de ces critères. “Nous n’allons tout de même pas reprendre un élève qui a eu une moyenne générale au bac de 4,8 et une moyenne annuelle de 8,36 ou encore un éléve dont le dossier est salé pour indiscipline et absentéisme ?” justifiera-til. Pour ce qui est des élèves nés en 1985 qui ont été repris, le proviseur nous informera qu’il s’agit d'élèves de la toute nouvelle branche des langues étrangères qui a nécessité cette mesure exceptionnelle surtout que les élèves ont eu une année scolaire sérieusement perturbée avec notamment l’absence prolongée d’enseignants et la difficulté pour eux d’assimiler les nouveaux programmes. Et pour preuve, cette filière a enregistré le plus faible taux de réussite (32% à la session du bac de juin dernier). M. Zaïdi, comme bon nombre de professeurs apostrophés, n’a pas manqué de relever encore une fois l’absence caractérisée des parents d’élèves car comment se fait-il, dira-t-il, qu’une poignée d’élèves notoirement connus pour leur indiscipline caractérisée ou encore leur absentéisme paralysent tout l'établissement ne seraitce qu’une journée, sous le fallacieux prétexte d’être victimes d’une injustice ?
Tafat K.

Nombre de lectures : 119

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site