Menace de grève chez les forestiers
La fin de la semaine écoulée, les fonctionnaires des services des forêts
de la wilaya de Boumerdès ont observé une journée de protestation. Motif de
cette colère, leur collègue a été évacué d’urgence à l’hôpital. La
victime a été prise, selon ce que nous ont dit les protestataires, d’une
violente crise de nerfs à la suite d’un entretien de nature professionnelle
avec le conservateur, son responsable hiérarchique.
Rencontre qui aurait mal
tournée. “C’est la seconde fois que cela arrive à notre collègue”,
proteste un agent présent sur les lieux. Par ailleurs, la section syndicale
affiliée à l’UGTA a déposé, en date du 15 octobre 2006, un préavis de
grève de deux semaines. “Si les autorités concernées n’interviennent pas
pour mettre un terme au ras-le-bol collectif”, lit-on dans la déclaration des
syndicalistes. C’est la seconde fois que les agents et cadres des services des
forêts de la wilaya de Boumerdès menacent de recourir à l’arrêt de travail
pour se faire entendre. En effet, le 4 juin 2006, les fonctionnaires de ce
département ont déclenché une grève pour, d’une part, selon les
grévistes, protester contre ce qu'ils considèrent comme gestion autoritaire
conséquente à certaines décisions prises par le conservateur et d’autre
part, ils réclament des droits sociaux en relation avec des indemnités
professionnelles. L’intervention de l’inspectrice de la Fonction publique de
la wilaya de Boumerdès, Mme Tabti, et l’inspecteur du Travail de la région,
M. Djida, a réussi à convaincre les antagonistes à renouer le dialogue et à
s’asseoir autour d’une table de négociations. Les travailleurs nous ont
exhibé, mercredi, une plate-forme de revendications d’une quinzaine de points
sur laquelle, selon eux, le conservateur n’a agréé aucune doléance.
Abachi L.
Chevènement invite les élus de la wilaya
M. Jean-Pierre Chevènement, homme politique important en France et maire de
Belfort, a adressé une invitation aux élus de l’APC de Boumerdès et ceux de
l’APW de cette wilaya en vue d’étudier la possibilité de jeter les
premiers jalons d’une coopération entre les deux collectivités
territoriales. “Une présentation de nos compétences et de nos services
communaux et intercommunaux permettrait à nos collectivités de définir un
programme concret de coopération, dès la fin de l’année 2006”, écrivait
M. Chevènement à M. Boukhalfa, P/APC de l’ex- Rocher-Noir. Le chef du
Mouvement républicain citoyen (MRC), également élu local, tente de dépasser
les répulsions politiques qui surviennent actuellement entre l’Algérie et
son pays pour convier les représentants de la ville de Boumerdès et recherche,
par une approche citoyenne, la possibilité de nouer des liens de coopération
et d’amitié entre Français et Algériens. Il faut espérer que cette
énième tentative aboutisse. Il est, en effet, à regretter par le passé que
la volonté de coopération, maintes fois exprimée par les responsables des
institutions locales françaises et la société civile de la rive nord de la
Méditerranée n’a malheureusement pas réalisé les avancées escomptées. Et
pour cause, les élus locaux, notamment ceux de l’opposition qui en savent
quelque chose, pour des raisons politiques internes, voient leurs nombreuses
démarches enclenchées à partir des deux rives bloquées par les instances
supérieures de notre pays. C’est l’Algérie qui perd ainsi des financements
importants pour divers programmes culturels, environnementaux..., ainsi que de l’expérience
concernant, d’une part, la gestion des collectivités locales et, d’autre
part, le fonctionnement de la démocratie de proximité. “Le pouvoir algérien
se méfie des initiatives qui émanent, de manière autonome, de la société et
sont, par conséquent, systématiquement rejetées”, nous confiait un élu de
l’opposition. Cette fois, les autorités auraient éventuellement comme
adversaire une personnalité politique forte qui ne s’abstiendrait
certainement pas de dénoncer de possibles blocages politiques à ce désir de
nouer des liens d’amitié entre Boumerdès et Belfort.
A. L.
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