Dimanche 22 Octobre 2006
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Régions Centre : BOUMERDES

Menace de grève chez les forestiers
La fin de la semaine écoulée, les fonctionnaires des services des forêts de la wilaya de Boumerdès ont observé une journée de protestation. Motif de cette colère, leur collègue a été évacué d’urgence à l’hôpital. La victime a été prise, selon ce que nous ont dit les protestataires, d’une violente crise de nerfs à la suite d’un entretien de nature professionnelle avec le conservateur, son responsable hiérarchique.

Rencontre qui aurait mal tournée. “C’est la seconde fois que cela arrive à notre collègue”, proteste un agent présent sur les lieux. Par ailleurs, la section syndicale affiliée à l’UGTA a déposé, en date du 15 octobre 2006, un préavis de grève de deux semaines. “Si les autorités concernées n’interviennent pas pour mettre un terme au ras-le-bol collectif”, lit-on dans la déclaration des syndicalistes. C’est la seconde fois que les agents et cadres des services des forêts de la wilaya de Boumerdès menacent de recourir à l’arrêt de travail pour se faire entendre. En effet, le 4 juin 2006, les fonctionnaires de ce département ont déclenché une grève pour, d’une part, selon les grévistes, protester contre ce qu'ils considèrent comme gestion autoritaire conséquente à certaines décisions prises par le conservateur et d’autre part, ils réclament des droits sociaux en relation avec des indemnités professionnelles. L’intervention de l’inspectrice de la Fonction publique de la wilaya de Boumerdès, Mme Tabti, et l’inspecteur du Travail de la région, M. Djida, a réussi à convaincre les antagonistes à renouer le dialogue et à s’asseoir autour d’une table de négociations. Les travailleurs nous ont exhibé, mercredi, une plate-forme de revendications d’une quinzaine de points sur laquelle, selon eux, le conservateur n’a agréé aucune doléance.
Abachi L.

Chevènement invite les élus de la wilaya
M. Jean-Pierre Chevènement, homme politique important en France et maire de Belfort, a adressé une invitation aux élus de l’APC de Boumerdès et ceux de l’APW de cette wilaya en vue d’étudier la possibilité de jeter les premiers jalons d’une coopération entre les deux collectivités territoriales. “Une présentation de nos compétences et de nos services communaux et intercommunaux permettrait à nos collectivités de définir un programme concret de coopération, dès la fin de l’année 2006”, écrivait M. Chevènement à M. Boukhalfa, P/APC de l’ex- Rocher-Noir. Le chef du Mouvement républicain citoyen (MRC), également élu local, tente de dépasser les répulsions politiques qui surviennent actuellement entre l’Algérie et son pays pour convier les représentants de la ville de Boumerdès et recherche, par une approche citoyenne, la possibilité de nouer des liens de coopération et d’amitié entre Français et Algériens. Il faut espérer que cette énième tentative aboutisse. Il est, en effet, à regretter par le passé que la volonté de coopération, maintes fois exprimée par les responsables des institutions locales françaises et la société civile de la rive nord de la Méditerranée n’a malheureusement pas réalisé les avancées escomptées. Et pour cause, les élus locaux, notamment ceux de l’opposition qui en savent quelque chose, pour des raisons politiques internes, voient leurs nombreuses démarches enclenchées à partir des deux rives bloquées par les instances supérieures de notre pays. C’est l’Algérie qui perd ainsi des financements importants pour divers programmes culturels, environnementaux..., ainsi que de l’expérience concernant, d’une part, la gestion des collectivités locales et, d’autre part, le fonctionnement de la démocratie de proximité. “Le pouvoir algérien se méfie des initiatives qui émanent, de manière autonome, de la société et sont, par conséquent, systématiquement rejetées”, nous confiait un élu de l’opposition. Cette fois, les autorités auraient éventuellement comme adversaire une personnalité politique forte qui ne s’abstiendrait certainement pas de dénoncer de possibles blocages politiques à ce désir de nouer des liens d’amitié entre Boumerdès et Belfort.
A. L.

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