Le pôle universitaire de Tassoust qui devait normalement accueillir ces jours-ci quelque 5 500 étudiants de la faculté de droit n’ouvrira finalement pas de sitôt ses portes en raison de “l’état d’avancement des travaux sur ce site accusant un retard significatif”, annonce un communiqué signé par le recteur de l’université de Jijel, en l’occurrence le Dr A. Zenir. Ce report, quoiqu’attendu depuis plusieurs semaines du fait du retard pris dans l’achèvement de certains travaux, serait motivé, lit-on, par “l’impossibilité de livrer dans les délais prévus le lot comprenant les clôtures extérieures et intérieures, l’assainissement, les aménagements extérieurs devant assurer la fonctionnalité et surtout la sécurité du campus”. Devant cette situation impondérable qui aura certainement des incidences négatives sur le module hébergement, les pouvoirs publics, en concertation avec le ministère de tutelle, ont décidé, d’un commun accord, du “report du transfert de la faculté de droit vers le nouveau site pour la rentrée universitaire 2007/2008”. En désespoir de cause, les autorités locales qui sont plus que désenchantées par ce contre- temps vont désormais s’orienter vers l’utilisation de structures d’internat (CEM Allaoua- Boumliha), relevant de la Direction de l’éducation, une parade pour combler le déficit prévu en évitant ainsi d’éventuels mouvements de protestation dans les rangs des étudiants. Mais si cette option est maintenue, qui, notons-le, suscite des réserves et des appréhensions dans les rangs des éducateurs, celle-ci n’arrangera en rien les conditions d’hébergement des internes (filles) du CEM en question étant donné qu’ils auront à subir une surcharge des pavillons. Dans le contexte actuel, la direction de l’université a opté pour la réouverture d’un pavillon d’internat pour les résidentes filles de 500 lits et d’un restaurant de 200 places, sans exclure la possibilité de l’utilisation d’espaces du secteur de la formation professionnelle attenants à l’université. En matière d’infrastructures pédagogiques, il est question notamment de “travaux de transformation et l’équipement de 3 entités en cours de finition et de réception”, permettant de répondre un tant soit peu aux besoins exprimés de l’ordre de 1 500 nouvelles places pédagogiques. D’aucuns estiment que les enquêtes de police déclenchées à la fin du premier semestre 2006 sur la gestion d’un certain nombre de projets au niveau du campus ont freiné la cadence des travaux de réalisation. F. M.
Nombre de lectures : 115
|