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Ramadhan. C’est presque fini ! Vous pouvez revenir à un comportement
solidaire, spirituel et musulman.»
Désolé pour cette parenthèse de 30 jours !
Une bombe artisanale explose à Alger, et qui plus est
quelques mètres d’une caserne et à quelques centimètres d’une cité
résidentielle militaire et il faudrait que je m’inquiète un peu plus de la
tournure des événements ? Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’Alger, et que
certains analystes sentent le feu au derch ? J’ai toujours trouvé hilarant et
franchement grotesque le déclenchement de l’alerte niveau 5, maximum dès qu’un
attentat un assassinat terroriste avait lieu dans Alger ou sa périphérie alors
qu’au même moment une tuerie ou des hab-hab qui pètent à distance
«raisonnable» de la capitale ne soulevait pas plus que cela d’inquiétude.
Comme le fait que les tangos aient réussi à intégrer le «carré magique» d’El
Bahdja était le summum du drame sécuritaire. «Vous vous rendez compte ? Tout
de même ! Il s’agit de la capitale ! ». C'est-à-dire que partout ailleurs,
dans les autres villes, villages et bourgs qui n’ont pas la chance d’avoir
statut de capitale, des attentats, y en a tous les jours, des bombes qui
explosent, y en a tous les jours, des faux barrages, y en a tous les jours, des
kidnappings, y en a tous les jours, et des nanas et des mecs possession de la
même carte d’identité verte que celles et ceux de la capitale clamsent tous
les jours, mais ce n’est pas grave, c’est encore maîtrisable, ce sont «les
derniers soubresauts de la bête immonde» ? J’ai ainsi lu ici et là, hier,
que si des terroristes ont pu poser une bombe devant une caserne algéroise et s’enfuir
une fois leur forfait accompli, c’est qu’ils bénéficient d’un réseau de
soutien et de complicités. Ah oui ? Et pourquoi ? Ailleurs, à Sidi Tartempion
sur Oued, les mecs qui posent des bombes, ils prennent le taxi après leur crime
? Ils rentrent tranquillement chez eux une fois qu’ils ont brûlé les
passagers d’un bus ? Ils prennent le temps d’acheter des kalbellouz avant de
regagner leurs caches et leurs casemates ? Barkawna ! Y en a marre ! Pourquoi ne
pas dire les choses. On a procédé à un lâcher massif de tangos dans la
nature. Et contrairement à ce qu’affirmait à ce moment-là le ministre de l’Intérieur,
l’administration ne «pouvait pas savoir avec exactitude où résideraient ces
amnistiés et quels pourraient être leurs faits et gestes quotidiens». En plus
de ces lâchers massifs, on a clairement signifié aux rares attardés qui ne l’avaient
pas encore compris que tuer une ou des centaines de personnes innocentes sous le
couvert du djihad pouvait s’absoudre à l’infini, s’effacer par le miracle
des référendums et des chartes, en RADP. En un mot, on a recréé les
conditions objectives de l’impunité, du «reconstituage» de réseaux de la
terreur. Mais cela, c’est une réalité qui remonte à des mois, voire des
années, ces années là où personne n’avait vraiment crié à l’acte
proprement criminel lorsque de la bouche d’un chef d’Etat est sortie cette
phrase : «La première violence en Algérie a été l’arrêt du processus
électoral.» Ça fait donc un petit moment déjà. Ça ne date pas d’une
bonbonne de gaz piégée qui a explosé jeudi dernier à El Harrach. Juste pour
la vérité chronologique des faits et juste pour en finir avec nos «frissons»
algérois alors que tout le pays est resoumis à la barbarie intégriste. Je
fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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