Dimanche 22 Octobre 2006
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PETITES FRAYEURS ALGEROISES ET TERREUR NATIONALE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Ramadhan. C’est presque fini ! Vous pouvez revenir à un comportement solidaire, spirituel et musulman.»

Désolé pour cette parenthèse de 30 jours !

Une bombe artisanale explose à Alger, et qui plus est quelques mètres d’une caserne et à quelques centimètres d’une cité résidentielle militaire et il faudrait que je m’inquiète un peu plus de la tournure des événements ? Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’Alger, et que certains analystes sentent le feu au derch ? J’ai toujours trouvé hilarant et franchement grotesque le déclenchement de l’alerte niveau 5, maximum dès qu’un attentat un assassinat terroriste avait lieu dans Alger ou sa périphérie alors qu’au même moment une tuerie ou des hab-hab qui pètent à distance «raisonnable» de la capitale ne soulevait pas plus que cela d’inquiétude. Comme le fait que les tangos aient réussi à intégrer le «carré magique» d’El Bahdja était le summum du drame sécuritaire. «Vous vous rendez compte ? Tout de même ! Il s’agit de la capitale ! ». C'est-à-dire que partout ailleurs, dans les autres villes, villages et bourgs qui n’ont pas la chance d’avoir statut de capitale, des attentats, y en a tous les jours, des bombes qui explosent, y en a tous les jours, des faux barrages, y en a tous les jours, des kidnappings, y en a tous les jours, et des nanas et des mecs possession de la même carte d’identité verte que celles et ceux de la capitale clamsent tous les jours, mais ce n’est pas grave, c’est encore maîtrisable, ce sont «les derniers soubresauts de la bête immonde» ? J’ai ainsi lu ici et là, hier, que si des terroristes ont pu poser une bombe devant une caserne algéroise et s’enfuir une fois leur forfait accompli, c’est qu’ils bénéficient d’un réseau de soutien et de complicités. Ah oui ? Et pourquoi ? Ailleurs, à Sidi Tartempion sur Oued, les mecs qui posent des bombes, ils prennent le taxi après leur crime ? Ils rentrent tranquillement chez eux une fois qu’ils ont brûlé les passagers d’un bus ? Ils prennent le temps d’acheter des kalbellouz avant de regagner leurs caches et leurs casemates ? Barkawna ! Y en a marre ! Pourquoi ne pas dire les choses. On a procédé à un lâcher massif de tangos dans la nature. Et contrairement à ce qu’affirmait à ce moment-là le ministre de l’Intérieur, l’administration ne «pouvait pas savoir avec exactitude où résideraient ces amnistiés et quels pourraient être leurs faits et gestes quotidiens». En plus de ces lâchers massifs, on a clairement signifié aux rares attardés qui ne l’avaient pas encore compris que tuer une ou des centaines de personnes innocentes sous le couvert du djihad pouvait s’absoudre à l’infini, s’effacer par le miracle des référendums et des chartes, en RADP. En un mot, on a recréé les conditions objectives de l’impunité, du «reconstituage» de réseaux de la terreur. Mais cela, c’est une réalité qui remonte à des mois, voire des années, ces années là où personne n’avait vraiment crié à l’acte proprement criminel lorsque de la bouche d’un chef d’Etat est sortie cette phrase : «La première violence en Algérie a été l’arrêt du processus électoral.» Ça fait donc un petit moment déjà. Ça ne date pas d’une bonbonne de gaz piégée qui a explosé jeudi dernier à El Harrach. Juste pour la vérité chronologique des faits et juste pour en finir avec nos «frissons» algérois alors que tout le pays est resoumis à la barbarie intégriste. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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