
Actualités : ANNEE UNIVERSITAIRE 2006-2007 Rentrée exceptionnelle à Constantine
15 899 nouveaux étudiants dont 10 225 filles, sur les 16 282 nouveaux bacheliers affectés par le système national d’orientation, se sont inscrits sur les listes d’effectifs des neuf facultés de l’université Mentouri de Constantine. Tel est le bilan des inscriptions de la rentrée universitaire 2006- 2007, a-t-on appris auprès de M. Latrèche, vice-recteur chargé de la pédagogie. Pour ces nouveaux étudiants, les cours ont déjà commencé. Concernant les autres paliers, il est à supposer que les cours débuteront cette semaine au niveau de plusieurs départements, la Faculté des sciences de l’ingénieur, la Faculté de médecine et celle des sciences humaines et sociales. Tout est prêt, même les emplois du temps sont affichés. Les examens de fin d’année se sont déroulés conformément aux dispositions de la feuille de route élaborée par le vice-rectorat de la formation supérieure, de la formation continue et des diplômes de la formation supérieure, pour gérer les conséquences de la grève des enseignants, observée à la fin de l’année dernière. Mis à part la faculté de droit et celle des sciences économiques, qui sont en phase de délibérations et de préparation d’examens de rattrapage, de par le nombre important de leurs effectifs et des nouveaux inscrits, les autres instituts ont entamé les réinscriptions pédagogiques à partir du 14 octobre dernier. “Nous avons pu rattraper le retard, et finaliser les examens de fin d’année et les emplois du temps dans des délais records», a indiqué notre interlocuteur, ajoutant que “c’est une rentrée exceptionnelle, dans la mesure où il fallait consentir un effort de plus pour débloquer la situation et mettre le train sur les rails, compte tenu des flux importants des nouveaux inscrits, et également de l’organisation de trois sessions d’examens dans l’espace d’un mois et demi, du début de septembre à la mioctobre ». L’université Mentouri a connu une hausse d’environ 7000 étudiants dans ses effectifs, par rapport à l’année 2005- 2006. Le nombre global des étudiants a atteint les 68 000. “C’est un chiffre historique ! Nous devons délivrer 9100 diplômes dont une partie a été déjà remise dans le courant du mois de juillet», a souligné notre interlocuteur. Dans ce contexte, il a avoué que “les enseignants ont été conscients en adhérant au plan d’action de l’administration ayant trait à l’évaluation des étudiants de fin de cycle, pris en otages par la grève». A la question du retard accusé au niveau de la Faculté des droits, M. Latrèche s’est basé sur le nombre important des effectifs qui justifierait selon lui cette situation. Une opinion partagée par le doyen de cette faculté et autres enseignants y exerçant. “La faculté, avec ses deux départements, le département des sciences juridiques et administratives, et le département des sciences politiques et des relations internationales et aussi des nouvelles sections structurées en LMD, compte quelque 6000 étudiants, en plus de 2205 nouveaux inscrits dont 250 en LMD. Les examens de rattrapage sont en cours et nous travaillons dans la perspective d’enclencher le mouvement des études avant la fête de l’Aïd», a annoncé, de son côté, M. Abdelmadjid Gamouh, le doyen de la faculté. Sur le volet enseignant, l’université est encadrée par 2200 enseignants permanents, et engage, selon les besoins des départements, quelque 500 enseignants vacataires par an. Comme à l’accoutumée, l’université va créer une centaine de nouveaux postes d’enseignants cette année, qui seront répartis suivant la demande de chaque département. Cependant, le vice-recteur, chargé de la pédagogie, a soulevé le manque de spécialistes en informatique. Une insuffisance justifiée par le dynamisme de ce créneau économique. “C’est un créneau en expansion et qui offre beaucoup de postes de travail, il est donc très difficile de trouver des enseignants en informatique ! “a-t-il dit. Côté infrastructures, 8000 places pédagogiques ont été réceptionnées cette année. Cinq instituts de la Faculté des sciences humaines et sociales ont été déménagés. Il s’agit des départements de l’histoire, l’archéologie, la philosophie, des sciences de l’information et de la communication et de la sociologie. Les autres départements de la faculté vont également déménager une fois les locaux seront disponibles. Par ailleurs, l’université accueillera 5000 étudiants dans le cadre du système LMD. Hormis les arts, tous les domaines de formation prévus par la circulaire relative aux réformes du système d’enseignement supérieur, ont été investis cette année, soit 11 domaines sur 12. La Faculté de droit a été choisie, par la tutelle, comme université pilote, pour investir le domaine juridique du système LMD. Deux nouvelles spécialités ont été adoptées pour cette rentrée universitaire, droit des affaires et droit des assurances, en plus de la spécialité introduite l’année passée, droit du foncier en l’occurrence. “Avec 250 nouveaux inscrits en LMD, nous établirons des groupes de moins de 30 étudiants », a avancé le doyen de la faculté en précisant que le nombre d’étudiants constituant les groupes émanant de la formation classique des droits va diminuer approximativement à 35 - 40. “C’est un chiffre positif comparativement à ceux des dernières années qui étaient de l’ordre de 50 et plus. Cette baisse est due à la délocalisation de la Faculté des sciences économiques», a-t-il déclaré. Il est à signaler que cette même faculté a été honorée du privilège d’habilitation des doctorats ès sciences. La Faculté des sciences de l’ingénieur jouit également de cette nouvelle formule dans l’homologation des nouveaux doctorants. Lyas Hallas
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