Périscoop : BAZOOKA
Les jolies promesses (3 et fin)
PAR MOHAMED BOUHAMIDI mbouhamidi2001@yahoo.fr


Les promesses de transformer l’Algérie en ogre industriel viennent un peu tard, n’est-ce pas ? D’autant qu’elles viennent de personnages que leur parcours disqualifie pour ce genre de travail et surtout disqualifie pour ce genre de convictions : avoir un Etat fort, jaloux de son indépendance, capable de croiser le fer avec les nations du G8 absolument hostiles à ce genre de politique.
Et aussi, bien sûr, un Etat dont les responsables ne passent pas leur temps à multiplier les paroles et les actes d’allégeance à la politique extérieure US, répétant à l’envi qu’ils s’inscrivent dans les orientations «antiterroristes» du nouveau maître du monde. Nous sommes loin de ce cas de figure. Et les deux plans de relance économique au lieu de donner des chances à nos entreprises nationales privées ou publiques de se refaire une santé, des compétences, pourquoi pas en partenariat, ont surtout servi à requinquer la santé des entreprises étrangères. Le choix toujours résolument orienté vers l’extérieur nous a amenés là où vous savez. Et avec les méthodes et les résultats que vous savez. Cette équipe qui s’est mise au pouvoir et a cassé toutes les possibilités de contrôle a aggravé l’arbitraire et le fait du prince. L’article du Soir d’Algérie sur la BRC révèle la partie enfin visible de l’iceberg. La désinvolture avec laquelle on a organisé le transfert d’argent vers cette boîte algéro-américaine (en dehors de Sonatrach y a-t-il d’autres Algériens et qui sont les Américains ?) prouve dans quel mépris pour la nation et dans quelles certitudes d’impunité vivent ces responsables. Effectivement, ils ont le pouvoir. Et ils peuvent comme la fait Chakib Khelil mettre en doute les compétences de l’administration algérienne à comprendre et évaluer les contrats qu’il a offerts à BRC. Alors, BRC n’a bénéficié que des largesses du secteur de l’énergie ou lui a-t-on donné d’autres projets juteux ? A-t-elle surfacturé dans ces projets ? La partie cachée de l’iceberg serait autrement plus inquiétante, autrement plus grave. Et ces responsables qui ont transformé l’Algérie en république couscoussière vont nous promettre de changer de politique.
M. B.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/22/article.php?sid=44740&cid=3