L’antenne administrative de la région de Berkouka, à Afir, a fait l’objet dans la nuit de samedi à dimanche d’un incendie dont on ignore les origines pour le moment, mais qui serait, selon toute vraisemblance, criminelle. Le feu a pris naissance à partir des fenêtres extérieures, ce qui corrobore la thèse d’origine humaine, pour se propager à l’intérieur de la bâtisse et embraser la toiture et les murs, comme on a pu le constater sur place. Pour rappel, c’est le deuxième acte du genre enregistré dans la région en ce mois de Ramadhan après l’incendie qui a visé la mosquée d’Afir. Les fidèles rencontrés sur les lieux le lendemain l’ont attribué à des mains intentionnelles. Ce qui a, d’ailleurs, provoqué beaucoup d’indignation et un élan de solidarité parmi les associations religieuses à travers les localités avoisinantes. L’incendie de cette antenne vient accentuer le sentiment de crainte au sein de la population locale quant aux visées et aux motivations de cette subite apparition de pyromanes, couplée aux divers actes de banditisme qui ont ciblé de simples citoyens et de paisibles villageois. Le fait entraînera sûrement la fermeture de cette antenne, ce qui aura pour effet de pénaliser les habitants de quelque 15 villages qui seront contraints de se déplacer jusqu’au chef-lieu de Maâtkas, Souk-El- Khemis, distant d’une dizaine de kilomètres, pour la délivrance de documents administratifs. Une enquête serait ouverte par les services de sécurité pour élucider cette affaire. R. A.
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