A l’exception des 1 037 travailleurs de la cotonnière de Tizi- Ouzou (ex-Cotitex) et ceux de la briqueterie de Fréha, au nombre de 212, qui viennent de voir leur situation salariale récemment débloquée, les salariés de quatre autres entreprises devront encore prendre leur mal en patience. Jusqu’à il y a un peu plus d’une semaine le montant des salaires impayés pour les six entreprises s’élevait à 18 434 308,41 DA. Ramdani Bachir, secrétaire général de l’union de wilaya UGTA (Tizi- Ouzou) n’ a pas manqué de stigmatiser l’attitude des sociétés de gestion des participations (SGP), propriétaires des dites entreprises, qui, d’après ce syndicaliste, font fi du protocole d’accord signé entre la Centrale syndicale et le gouvernement portant sur le règlement de tous les arriérés de salaires des entreprises. Si la situation des travailleurs de l’ex-Cotitex et de la briqueterie de Fréha n’a été débloquée qu’au bout d’une bruyante contestation, il y a moins de 15 jours, les 184 travailleurs de CONFC-Style, une entreprise de prêt-à-porter spécialisée dans la fabrication de costumes portant le label d’une marque internationale, attendent leurs salaires d’un montant de 10 779 628,80 DA depuis 5 mois. Pour ceux de la Casap et de l’Edimma, l’attente dure depuis respectivement 15 et 11 mois. Dans le cas de l’entreprise communale Ueco, il faut plutôt parler de chômage pour les 35 travailleurs, puisque leurs salaires sont bloqués depuis... 41 mois. S. A. M.
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