Même si le parti n’est pas des plus influents dans la wilaya, tant il n’avait jamais réussi à se frayer une place parmi les grands ténors que sont le FFS et le RCD pour les régions berbérophones de la wilaya et le FLN et le RND pour la partie arabophone, il reste que de par la stabilité de son bureau de wilaya, l’ANR a toujours réussi à apporter un plus dans la vie politique locale. Et en tant que tel, la tempête qui le secoue actuellement à l’échelle locale a étonné plus d’un. Tout a commencé lorsqu’il y a un peu plus d’un mois, le président et le vice-président du bureau de wilaya, avaient démissionné de leur poste. Ces deux démissions, qui ont été faites dans le cadre des structures du parti et loin des canaux médiatiques, seraient la conséquence d’une certaine complaisance observée au niveau du bureau national envers trois individus activant au sein du bureau de wilaya mais dont la conduite et la notoriété sont des plus néfastes pour le parti. Après ces deux démissions et voyant que la direction nationale n’était pas prête pour réagir et essayer de comprendre les raisons réelles qui ont amené ces deux membres, dont tout le monde loue les qualités morales et les compétences à claquer la porte du parti, treize coordonnateurs communaux ont décidé en signe de solidarité avec les deux démissionnaires de geler leurs activités jusqu’à la révocation des trois individus et le retour des deux dirigeants démissionnaires. Contacté par nos soins, le désormais exprésident du bureau de wilaya de l’ANR, M. Mohamed Aouane, nous a confirmé sa démission ainsi que celle de son adjoint au sein du bureau. Notre interlocuteur a toutefois tenu à souligner que si les choses sont restées en l’état et que si leur doléances sont restées lettre morte au niveau national, cela est dû à certains responsables au niveau du bureau national qui agissent en solo et sans aviser le président du parti, M. Rédha Malek. Y. Y.
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