Y a-t-il une autorité dans la ville ?
Sétif, la capitale des Hauts-Plateaux, véritable pôle
économique, jadis réputée par sa propreté et son organisation, est devenue
par la force des choses une ville où l’anarchie règne en maîtresse des
lieux. Jamais Sétif n’a connue une telle situation. Une ville où l’informel
chasse le formel. Il suffit de faire un tour au niveau de l’avenue
Abacha-Amar, pour voir l’ampleur des dégâts.
Une rue a été complètement
fermée à la circulation automobile par des vendeurs de l’informel sans que
les pouvoirs publics daignent intervenir. Aussi une station de bus a été
carrément délocalisée, non pas parce qu’elle gênait la circulation, mais
gênait le marché de l’informel qui s’est agrandit de plusieurs mètres
carrés sans que cela offusque les responsables de la cité. Dans ce no man’s
land où s’applique la loi de la jungle, l’Etat n’existe pas. En plus de l’insécurité
qui y règne, tout se vend et tout s’achète dans ce marché, même l’interdit.
Autre constat, juste après la rupture du jeûne, les rues du centre-ville de
Sétif se transforment en un véritable bazar à ciel ouvert. Squattant
trottoirs et chaussées, des jeunes étalent leurs marchandises, made in, à
même le sol provoquant des embouteillages monstres, interdisant parfois la
circulation automobile. Même la façade du bureau de poste du centreville n’a
pas été épargnée. Elle s’est transformée en une vitrine où sont exposés
les robes et autres effets vestimentaires. Aucune mesure n’a été prise pour
arrêter cette situation qui risque de perdurer et devenir une habitude. Y
a-t-il une autorité à Sétif pour mettre fin à cette anarchie ? I. S.
Bientôt le gaz de ville à Bir-Haddada et Aïn-Lahdjar
Les 17 000 habitants des communes de Bir- Haddada et de
Aïn-Lahdjar, dans la daïra de Aïn- Azel (50 Km au sud de Sétif) seront
raccordés dans moins d'une année au réseau de gaz naturel. Le lancement
officiel des travaux relatifs à la réalisation des réseaux de transport, sur
plus de 18 km, et de distribution, sur 61,5 km, a eu lieu le week-end dernier
par le wali de Sétif lors d'une cérémonie organisée au niveau des deux
localités. Réalisé dans le cadre du programme “extension du réseau”, cet
important projet a nécessité une enveloppe globale de plus de 240 millions de
dinars, consentie pour une large part sur le budget de la wilaya qui a
consacré, rappelle-t-on, en vue de l'extension du réseau, 1 milliard de dinars
destiné à compléter, à l'échéance 2009, des programmes national et des
Hauts-Plateaux. Cinq entreprises disposant d'un délai contractuel de 12 mois
sont déjà à pied d'œuvre à Bir- Haddada et Aïn- Lahdjar, pour la partie
“distribution”, le réseau “transport” devant être entamé à l’issue
des consultations actuellement en cours. Le lancement de ce projet, qui touche
deux des plus importantes communes de la daïra de Aïn Azel, fait suite,
rappelle-t-on, à l'inauguration, la semaine dernière, de l'opération de
raccordement au gaz naturel des 5 000 habitants de la localité rurale
d'El-Hachichia, dans la commune de Mezloug (12 km au sud de Sétif). Pas moins
de 80 000 foyers supplémentaires devraient être raccordés, à l'horizon 2009,
au réseau entrant dans le cadre des différents programmes, dont celui des
Hauts-Plateaux qui concerne 20 000 foyers dans 14 communes du sud de la wilaya.
Cet effort, estiment les responsables de la Direction des mines et de l’industrie
(DMI), devrait permettre à la wilaya de Sétif de faire évoluer le taux de
couverture en gaz naturel de 40% à plus de 70%. APS