Régions Ouest : ADRAR
La gare routière sur la civière


Si l’endroit s’y prête convenablement, les structures ne suivent pas et la population (usagers et autres) en pâtissent puisque des tas d’immondices jonchant le sol, livrent un spectacle de désolation et d’incompréhension. La piste réservée aux bus est entièrement cabossée et un fine couche de poussière la recouvre.
Alors, si vous compter faire partie du voyage et vous retrouver à l’intérieur du car propre comme vous êtes venu, vous vous trompez puisque telles des croquettes dans de la chapelure, les grains de sable vous inondent. Adieu les chaussures cirées ! L’intérieur de la gare laisse à désirer. Des chaises en plastique gisent ça et là. Ce qui nous renvoie au triste spectacle du cimetière des éléphants. Quelques plaques timorées indiquent l’emplacement de chaque destination : Alger, Oran, Béchar, Ghardaïa, Ouargla, Tindouf. L’embarras du choix. L’unique gare routière du chef-lieu qui a été réceptionnée l’année dernière ne reflète nullement ce que l’on attend d’elle. Pour les voyageurs qui arrivent à 2 ou 3h du matin, ils ne sont pas sûrs de trouver un taxi. Chacun se débrouille comme il peut. Et dire que beaucoup de jeunes filles poursuivent leurs études à Béchar et à Oran. Un vrai dilemme pour leurs parents. Heureusement, des rondes de police vous rassurent par leur présence. Il est grand temps de songer sérieusement à apporter les aménagements qui s’imposent afin de faire de cette gare, un modèle et un endroit capable d’accueillir les voyageurs et les usagers du transport en toute sérénité.
El Hachemi



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/10/26/article.php?sid=44864&cid=22