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«La visite de Sarkozy en Algérie revêt un cachet particulier.»
Le cachet Schengen
Qu’est-ce qui est le plus intéressant ? De savoir si
Abdekka ira ou n’ira pas au bout de son mandat ? Qu’il veut amender la
Constitution pour s’aménager un troisième mandat ? Qu’il espère amender
la Constitution pour permettre, à travers la nouvelle mouture l’intronisation
de son héritier désigné ? Qu’il veut partir la tête haute, dans un immense
et éclatant feu d’artifice, inscrivant dans le ciel d’Algérie, en lettres
de feu le mot P.O.S.T.E.R.I.T.E ? Je vous avoue ne voir aucun intérêt dans
aucune de ces options. Je trouve même fondamentalement inintéressant de savoir
ce qui se négocie en ce moment, si négociation il y a, et quelles sont les
primes à la re-signature, si rempilage il y a, ou les indemnités de départ,
si départ il y a. A un moment donné, les Hommes politiques (femmes et hommes)
doivent s’ordonner d’être à la hauteur d’un pays qu’ils n’ont pas
toujours mérité. N’étant pas homme politique, je ne peux, dans ce contexte
de légitimes inquiétudes qu’exprimer celles d’un citoyen privilégié,
parce qu’il a la possibilité d’aligner des phrases dans un quotidien : quel
intérêt y a-t-il pour l’avenir de nos enfants à savoir si Boutef’ va
partir ou rester si, par ailleurs, les questions de fond ne sont pas réglées ?
Et des questions, j’en ai quelques-unes à poser. Quand la République
arrivera-t-elle à se doter de garde-fous républicains, donc institutionnels
qui la prémuniront du pouvoir personnel ? Quand la République cessera-t-elle
de dépendre de réunions dont les participants sont allergiques aux U.V et à
la lumière du jour ? Quand la République aura-t-elle des textes de loi, des
recours législatifs et des mécanismes institutionnels qui empêcheront
pacifiquement un Abdelaziz Belkhadem d’accéder à la tête du gouvernement ou
à un quelconque strapontin exécutif, ou à la plus infime des mandatures
populaires à la tête de la plus petite des mairies de la RADP ? Quand la
République pourra-t-elle se revendiquer de la force de ses lois pour ramener
des individus tels que Madani Mezrag, Hassan Hattab, Abassi Madani, Rabah
Kébir, Abdelhak Layada ou Ali Benhadj à leurs justes proportions, celles de
justiciables, ne pouvant, sur la base de sanctions édictées par la justice
souveraine se prévaloir d’un avis, d’une opinion sur l’Algérie, ses
enfants et son avenir ? En une question, comme en cent, quand la République
cesserat- elle d’avoir les failles, les fragilités d’un système de
gouvernance au noir, coopté ? Se dire cela, c’est mettre à nu l’incongruité
et la petitesse du débat actuel sur le départ ou non de Boutef. Car à quoi
servirait ce départ, si par ailleurs, on nous refile un autre «moins
mauvais», plus institutionnellement imprévisible et encore plus rétif que
Abdekka au mode de fonctionnement républicain et démocratique ? A rien ! Et
quand ça ne sert à rien, c’est plus fort que moi, je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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