Actualités : CHAKIB KHELIL S'EXPRIME SUR L'AFFAIRE BRC
“Qui juge si ça coûte cher ou pas ?”


Son département cité dans la désormais affaire BRC, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a informé, hier, lors de sa prestation au forum hebdomadaire “En toute franchise” de la Radio Chaîne III, qu’il n’est pas convoqué par la justice et que ni lui, ni le président- directeur général de la Sonatrach n’ont eu accès au rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) dont la presse a récemment fait échos. “Les marchés de gré à gré sont autant permis pour le ministère de la Défense nationale que pour le ministère de l’Energie et des Mines”, s’est-il défendu, après avoir souligné que BRC a également construit les hôpitaux militaires d’Oran.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Le ministre de l’Energie et des Mines, qui a rappelé qu’il était à l’origine de la création de la société BRC dans les années 90, avant qu’elle ne contacte un partenariat avec la société américaine Haliburton, a dit ne pas comprendre qu’il fasse l’objet d’autant d’harcèlement à propos “d’une société qui a fait correctement son travail”. Pour lui, il n’y a donc rien d’illégal à ce que des marchés de gré à gré soient passés avec cette société, comme cala a été le cas pour les travaux d’aménagement et d’ameublement du siège de son département sis au val d’Hydra. “Il y a des situations où l’on peut passer des marchés de gré à gré, le open book”. Interrogé précisément sur les surfacturations dont a fait cas le rapport de l’IGF, le ministre a rétorqué par un “je ne fais pas confiance à ce que vous dites, mais en tout état de cause, qui est juge pour déterminer si ça coûte moins ou plus cher. Il faudra pour cela qu’il soit fait appel à un expert”. Il convient, cela dit, de souligner que le ministre de l’Energie et des Mines n’a pas infirmé l’existence de l’affaire en question. Le chef du gouvernement l’a confirmé il y a de cela une semaine, lors de son passage au forum de l’ENTV et que la justice s’en est saisie. Par ailleurs, le ministre a, par deux fois, souligné que BRC a passé également des marchés avec le MDN. L’a-t-il fait seulement pour dire que BRC est une société tout ce qu’il y a de convenable ou alors pour des considérations autres ? Le ministre de l’Energie et des Mines, qui a reproduit, dans un propos liminaire, le bilan de se son secteur, a révélé que l'Algérie a exporté pour 45 milliards de dollars d'hydrocarbures durant les 10 premiers mois de 2006. Il a également indiqué que la valeur des exportations algériennes d'hydrocarbures de 2000 à fin octobre 2006 avait atteint 204 milliards de dollars. "La valeur des exportations de 2000 à fin octobre 2006 a atteint 204 milliards de dollars US dont 45 milliards de dollars US réalisés au cours des 10 premiers mois de l'année 2006", a déclaré le ministre. "Le volume global des exportations d'hydrocarbures est passé de 124 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2000 à 145 millions de TEP en 2005 reflétant une évolution de 17% durant la période", a ajouté M. Khelil. M. Khelil a également indiqué que près de 2.377 milliards de dinars (26 milliards d'euros) ont été versés au Trésor public durant les 10 premiers mois de 2006, alors que le Trésor public a reçu 10.500 milliards de dinars (115 milliards d'euros) de 2000 à 2005. M. Khelil a, enfin, indiqué que "le secteur de l'énergie et des mines emploie aujourd'hui quelque 208.400 agents, dont 41.000 par l'industrie privée". Le ministre a, en outre, réduit de l’ampleur des départs de cadres de la Sonatrach vers les compagnies étrangères. Il a réfuté le chiffre de 2000 cadres qui auraient déserté la Sonatrach. Selon lui, ils ne sont qu’une quarantaine de cadres à l’avoir fait. Il a aussi infirmé l’assertion selon laquelle Anadarco voudrait quitter l’Algérie. Cette société gagne annuellement quelque chose comme 4 milliards de dollars.
S. A. I.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable