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«Le verdict est tombé dans l’affaire de l’agression mortelle
d’une jeune fille par un voleur de portable : 20 ans
de réclusion.»
19 pour le portable et 1 pour le meurtre
Quand j’entends le MSP et le FLN s’étriper sur la question de la
corruption, quand je lis que Soltani dit posséder des dossiers de corruption en
béton et quand j’apprends que le FLN le défie de rendre publics ces
dossiers, je me dis que nous, les journalistes, nous vous mentons. Nous vous
mentons grave. Car comment qualifier autrement que par le mot «mensonge» le
fait pour nous de vous avoir annoncé hier la fin du festival du rire de Médéa
? C’est une fausse information ! Le festival du rire de Médéa ne peut pas
avoir été clos pour la simple et bonne raison qu’un festival du rire à
Médéa ou n’importe où ailleurs en Algérie, ça ne se clôt jamais, ça ne
peut pas se clore et ça ne se clora point tant que FLN et MSP oseront encore
venir devant vous, les yeux dans les yeux, affirmer qu’ils luttent contre la
corruption. C’est simple, dès qu’un gus du FLN ou du MSP prononce le mot
«corruption», je vérifie immédiatement que mon porte-monnaie est toujours
dans ma poche, que ma montre bracelet n’a pas été subtilisée et que mon
portable est encore accroché à ma ceinture. Dès que MSP et FLN se mettent à
tenter de convaincre de leur «volonté farouche» de combattre la corruption, j’appelle
sur-le-champ ma banque pour faire opposition, je me scotche ma paie à même la
peau, sur la poitrine, avec du gros adhésif, quitte à hurler de douleur
ensuite, au moment d’arracher le sparadrap, les biffetons et les poils. Pour
faire court, car les blagues les plus courtes sont les meilleures, lorsque FLN
et MSP jurent qu’ils vont finir par avoir sa peau à la corruption, je sens
une poussée d’urticaire sous la mienne de peau, une sensation tellement
désagréable que je n’ai trouvé d’autre remède pour la combattre que de
fumer du thé et de rester éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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