Dimanche 10 Décembre 2006
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Mé ke se passe til ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

« Justice. C’est maintenant officiel, l’ancien wali d’E-Tarf a été arrêté...

…prochainement.»

Et moi qui croyais naïvement que l’on ne changeait pas une équipe qui gagne ! Pourquoi Abdekka affirmet- il dans le même temps que tous les indicateurs sont au vert, qu’il a accompli sa mission avec succès et qu’il peut donc convoquer des élections anticipées ? Ce n’est pas logique. Plus de 80% des Algériens ont plébiscité Boutef’ sans aucune pression comme a pu le constater Chirac et les nombreux observateurs internationaux qui ne sont pas venus en Algérie. Alors pourquoi des élections anticipées quand tout va bien ? Quand les services des douanes peinent à juguler le flux des candidats étrangers à l’investissement en Algérie ? Quand les services de la police des frontières se paient des ampoules aux doigts à force de tamponner des passeports d’opérateurs économiques occidentaux pressés de venir s’installer chez nous ? Et les milieux ricanants, entre deux couinements d’hyènes, ne me feront pas croire que ce sont des ennuis de santé qui poussent Abdekka à un scrutin anticipé. IMPOSSIBLE ! Boutef’ lui-même, à l’occasion de la venue à Alger de Sarkozy, avait dit au mot près : «Il est vrai que j’ai été malade. Très malade. Mais grâce à Dieu, je m’en suis fabuleusement sorti !». Des milieux un peu moins ricanants que les premiers, mais tout aussi ridicules, tentent d’établir un lien entre cette «sortie» de Abdekka devant les walis et le dossier corruption qui revient un peu trop souvent sur la table ces derniers jours, notamment à travers les déclarations, fleurant fort le musc et l’œuf pourri, commises par Soltani. Je ne crois pas un instant à de telles corrélations. Pour une raison toute simple : l’Algérie a les moyens de réagir efficacement au phénomène de la corruption. Je n’en veux pour preuve que ce qui vient d’arriver ces dernières heures dans la banlieue de Annaba. Non ! Forcément, il s’est passé quelque chose de suffisamment sérieux, d’autrement plus sérieux que l’état de santé économique du pays, que l’état de santé de Abdekka ou que les déclarations «rigoureusement intempestives» d’un exorciste sur la corruption pour amener le chef de l’Etat à annoncer pour la deuxième fois en un mois des élections anticipées. Mais quoi, au juste ? Je donne ma langue au python. Et je fume du thé pour rester éveillé, car décidément, le cauchemar continue.
H. L.

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