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« Justice. C’est maintenant officiel, l’ancien wali d’E-Tarf a
été arrêté...
…prochainement.»
Et moi qui croyais naïvement que l’on ne changeait pas une équipe qui
gagne ! Pourquoi Abdekka affirmet- il dans le même temps que tous les
indicateurs sont au vert, qu’il a accompli sa mission avec succès et qu’il
peut donc convoquer des élections anticipées ? Ce n’est pas logique. Plus de
80% des Algériens ont plébiscité Boutef’ sans aucune pression comme a pu le
constater Chirac et les nombreux observateurs internationaux qui ne sont pas
venus en Algérie. Alors pourquoi des élections anticipées quand tout va bien
? Quand les services des douanes peinent à juguler le flux des candidats
étrangers à l’investissement en Algérie ? Quand les services de la police
des frontières se paient des ampoules aux doigts à force de tamponner des
passeports d’opérateurs économiques occidentaux pressés de venir s’installer
chez nous ? Et les milieux ricanants, entre deux couinements d’hyènes, ne me
feront pas croire que ce sont des ennuis de santé qui poussent Abdekka à un
scrutin anticipé. IMPOSSIBLE ! Boutef’ lui-même, à l’occasion de la venue
à Alger de Sarkozy, avait dit au mot près : «Il est vrai que j’ai été
malade. Très malade. Mais grâce à Dieu, je m’en suis fabuleusement sorti
!». Des milieux un peu moins ricanants que les premiers, mais tout aussi
ridicules, tentent d’établir un lien entre cette «sortie» de Abdekka devant
les walis et le dossier corruption qui revient un peu trop souvent sur la table
ces derniers jours, notamment à travers les déclarations, fleurant fort le
musc et l’œuf pourri, commises par Soltani. Je ne crois pas un instant à de
telles corrélations. Pour une raison toute simple : l’Algérie a les moyens
de réagir efficacement au phénomène de la corruption. Je n’en veux pour
preuve que ce qui vient d’arriver ces dernières heures dans la banlieue de
Annaba. Non ! Forcément, il s’est passé quelque chose de suffisamment
sérieux, d’autrement plus sérieux que l’état de santé économique du
pays, que l’état de santé de Abdekka ou que les déclarations
«rigoureusement intempestives» d’un exorciste sur la corruption pour amener
le chef de l’Etat à annoncer pour la deuxième fois en un mois des élections
anticipées. Mais quoi, au juste ? Je donne ma langue au python. Et je fume du
thé pour rester éveillé, car décidément, le cauchemar continue.
H. L.
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