Le président de l’association du MC Alger, Mohamed Djouad, invité hier à l’occasion du 20e Forum d’ Echibek, a, avant de répondre aux questions des journalistes, établi un constat succinct des 13 sections qu’il gère. «Ces sections, qui réunissent 1733 athlètes performants dont 639 féminines, font la fierté du sport algérien », dira M. Djouad. Ce dernier, qui était ouvert à toutes les interrogations qui font actuellement l’événement, a, comme à son habitude, répondu sans ambages. C’est bien évidemment le football qui était le clou de ces débats. Inévitablement, la question du retour de la section du football, gérée actuellement par l’association “El Mouloudia”, au sein de la Sonatrach fut la plus attendue. A ce titre, M. Djouad dira tout de go : “Je tiens à vous rassurer qu’il n’y aura plus jamais de retour de la section de football à la Sonatrach. Du moins pour le moment. J’ai vécu des moments terribles avec l’opposition sauvage… Fort heureusement, j’ai préservé les treize autre sections sinon elles auraient connu le même sort que celui de la section de football. Et puis, de quel football vous me parlez ? Celui où des voyous agressent Hannachi et qui crachent sur les arbitres ? Je suis outré par cette déliquescence. Le moins que je puisse dire est que je suis très bien avec mes 13 sections. Est-ce qu’on peut tolérer de tels actes, à l’image du joueur algérien de Bordj-Bou-Arréridj qui a craché sur l’arbitre jordanien devant des millions de téléspectateurs, tout comme le keeper de l’OMR qui a agressé le président de la JS Kabylie ? A mon époque, lorsqu‘ un joueur manquait de respect envers les arbitres, il était immédiatement sanctionné par son club, avant même que la sanction de la FAF tombe. De nos jours, n’importe quelle personne est à la tête d’un club de football. C’est le maquignonnage pur et simple de notre football. On n’est pas regardant sur la provenance de l’argent des présidents de ces clubs. Les pouvoirs publics doivent intervenir afin que cesse ce genre de violence qui n’honore guère notre cher pays, au lieu de s’occuper à régler des comptes.” Toujours dans le domaine du sport-roi, Djouad répondra à la question d’un journaliste qui voulait avoir le montant du budget dont avait bénéficié la section de football durant son ère. “J’ai géré la section de football avec seulement cinq milliards de centimes et les joueurs étaient payés à temps. C’était une question de principe. L’année d’après, le budget de la section de football gérée par l’association El Mouloudia est passé à 20 milliards ». Et d’ajouter : «Ceux qui prétendent que l’association du MC Alger roule sur l’or se trompent lourdement», avoue-t-il. L’ancien sprinter de l’équipe nationale accompagné de Ali Bencheikh, un opposant à l’actuel bureau de la section football, a tenu à apporter des éclaircissements à ce sujet : “Le budget de l’association est nettement inférieur par rapport à certains clubs de football. La différence est que notre budget est bien géré. La gestion de notre financement relève de la Sonatrach. Autant dire que c’est la transparence qui baigne et notre saine gestion dérange. Ni plus ni moins. Mieux, il y a des associations communales qui recrutent des athlètes avec des sommes faramineuses. A titre d’exemple, l’équipe de basketball de Staouéli a recruté nos deux joueurs avec un salaire mensuel de 100 000 DA alors qu’au MCA, ces éléments percevaient une mensualité à hauteur de 40 000 DA.” A propos de ses relations avec les fédérations nationales, Djouad a tenu à crever l’abcès en dénonçant l’acharnement de certaines instances fédérales sur son club. “Malheureusement, il y a des fédérations qui ne cessent de tirer sur le MCA. Au lieu de travailler pour l’intérêt du sport algérien, elles sont en train d’agir avec un esprit clubard. Avec un tel état d’esprit, on ne peut aller loin». C.B.
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