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«Selon une enquête sérieuse, un Algérien sur
quatre serait hypertendu.»
Source MSP
A la diffusion des images de Palestiniens tirant sur d’autres Palestiniens,
de Palestiniens bastonnant d’autres Palestiniens, de Palestiniens promettant
la mort et le deuil éternel à d’autres Palestiniens, de Palestiniens s’en
prenant aux familles d’autres Palestiniens, je me surprends à tendre l’oreille,
à scruter du pavillon. Rien ! Mais où sont donc ces milliers, que dis-je ? ces
millions d’Arabes, de musulmans et d’arabo-musulmans qui battaient
bruyamment le pavé et le tuf du temps des caricatures danoises ? Où sont-ils
aujourd’hui ces braves soldats de l’invasion du Danemark, ces fiers
chevaliers qui faisaient des misères à des drapeaux, brûlant de l’étoffe
comme un nécessaire exorcisme, à défaut de pouvoir se passer de yaourt et de
fromages danois ? Pourquoi, aujourd’hui que leurs frères palestiniens se
castagnent, ne réinvestissent-ils pas la rue ? Pourquoi ne disent-ils pas
leur colère de voir du sang palestinien versé par des Palestiniens, et non pas
par des Israéliens ou par les Marines US ? Lorsque le Fatah tire sur le Premier
ministre élu, est-ce du maintien de l’ordre ? Lorsque les milices du Hamas
promettent de faire péter les belles villas de la nomenklatura qui entoure
Abbas, est-ce de la résistance ? Quel est le code barre de l’Autorité
palestinienne ? Car qu’est-ce qui empêche de se considérer écœuré par les
tueries interpalestiniennes et de vouloir bouder tout ce qui viendrait de cette
contrée où des frères délaissent l’ennemi historique pour se trucider
entre eux, en tout intimité palestinienne, intra-muros ? Pour ma part, c’est
décidé, c’est scellé et non négociable : à partir d’aujourd’hui, je
boycotte les produits palestiniens ! Et je fume du thé pour rester éveillé,
le cauchemar continue.
H. L.
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