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«B… année 2007 !»
Pour des raisons d’éthique et de décence,
le premier mot a été censuré
7 ans et quelques semaines pour reconnaître enfin que l’on a plus ou moins
fermé les yeux sur le phénomène du régionalisme, ça fait quand même un peu
long l’aveu ! Mais au moins, maintenant, on sait pourquoi nos dirigeants ont
besoin de temps, de beaucoup de temps, d’énormément de temps, du temps d’une
vie à passer au sommet pour réaliser leur programme. Faisons quelques calculs.
S’il faut 7 ans pour admettre qu’à défaut de l’avoir directement
pratiqué, on a tout de même vachement laissé faire le régionalisme, sur
combien d’années faut-il tabler pour entendre des aveux encore plus crus sur
des dossiers beaucoup plus lourds que celui-là ? Spéculons ! Peut-être
devrons-nous attendre 4 ans de plus pour enfin voir sortir de l’orifice buccal
présidentiel l’aveu terrible d’un échec lamentable dans l’histoire du
fameux million de logements à réaliser. Et 3 autres années pour espérer
entendre cet autre aveu, celui sur l’échec des réformes de l’école et de
l’université. 5 autres années pour glaner un aveu sur le monumental ratage
dans la gestion de la santé, du médicament et des hôpitaux. 2 ans et demi
pour enfin entendre le mea-culpa sur le PNDRA. Dans ce décompte forcément
partiel, je n’inclus bien évidemment pas des aveux qui ne seront jamais
faits, même dans le cas de figure d’un mandat à vie, celui sur l’inanité
de la réconciliation nationale et du pardon aux terroristes, et celui sur les
misères faites à la presse indépendante du bon vouloir officiel. Faut tout de
même pas trop pousser sur la corde de l’aveu ! Ne nous montrons donc pas
gourmands en la matière. Aujourd’hui, saluons l’aveu contrit sur le
régionalisme. Et attendons les 20 prochaines années pour le reste de la
repentance. Quant aux discours sur les programmes en eux-mêmes, sur les
réalisations, sur les investissements et les perspectives hors hydrocarbures et
hors aveux, je n’ose même pas spéculer sur des dates, vu que ni vous ni moi
ni nos enfants ni nos petits-enfants ne seront là pour les écouter et pour les
voir se réaliser. Bonne année ! Je fume du thé et je reste éveillé, le
cauchemar continue.
H. L.
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