Le Soir Mobile : TELEPHONIE
MOBILE Motorola KRZR K1


Le design avant tout ! Cela pourrait devenir le slogan de Motorola, qui lance — enfin — un successeur pour le Motorola RAZR. Encore plus difficile à prononcer (dites “Craizer”), le KRZR fixe un nouveau standard en matière de finition et de design.

II l n’y a pas photo, comme on dit. Le Motorola RAZR V3 était certes un beau téléphone mobile, innovant par son design ultra-plat et sa finition élégante, mais il ne manquait pas de défauts. Le KRZR K1, qui lui succède, se montre plus réussi que son prédécesseur sur bien des aspects. Tout d’abord son design, qui ne peut laisser indifférent. Ce n’est pas un hasard, si Motorola emploie plus de 200 designers pour créer ses téléphones comme des accessoires de mode, et cela se voit : couleurs, matières, formes… Tout semble parfaitement réfléchi, censé "coller" à l’air du temps. Le KRZR séduit donc avant tout par sa belle enveloppe : couleur bleu nuit, revêtement brillant (façon miroir) en façade, mat à l’arrière, forme allongée et arrondie, charnière chromée, clavier métallisé plat, etc. Alors que le RAZR était trop large, le KRZR adopte un format allongé et des lignes nettement plus arrondies pour une prise en main bien meilleure. Ses dimensions et l’angle d’ouverture du clapet s’adaptent parfaitement à la forme du visage. Une telle conception n’enlève pourtant rien à la finition parfaite de ce mobile qui paraît très robuste. La charnière semble solide, et on ne constate aucun jeu. Il faudra toutefois le garder à l’abri des rayures (surtout la façade “miroir”) en utilisant la housse fournie. Cette conception stylée a toutefois deux inconvénients majeurs. L’un purement esthétique : les traces de doigts omniprésentes sur la façade brillante de l’appareil et le clavier, vraiment agaçantes… L’autre plus pratique : la lisibilité de l’écran externe est le plus souvent mise à mal en raison des reflets produits par la surface brillante, censée également servir de miroir. Difficile dans ces conditions de vérifier l’heure ou l’arrivée de nouveaux messages. L’écran interne n’est pas très grand mais sa définition permet d’afficher la plupart des éléments nécessaires, photo et vidéos comprises. Côte ergonomie, on retrouve le clavier ultra-plat qui avait fait le succès du RAZR, mais il a été amélioré. Les touches sont bien délimitées et suffisamment spacieuses pour ne pas commettre d’erreurs. Au-dessus, le pavé de navigation assume parfaitement son rôle et laisse même la place pour deux touches : l’une permet l’accès direct au navigateur WAP et l’autre sert à corriger ses erreurs en cours de saisie ou à revenir en arrière. Il faudra en revanche deviner le rôle des touches ornant le téléphone sur les côtés (rien n’est indiqué) : celle de droite permet d’actionner la numérotation vocale et à gauche, on retrouve le réglage du volume sonore et la touche photo. Au-delà de l’emballage, les fonctionnalités du KRZR sont-elles à la hauteur ? Disons qu’il ne propose rien d’extraordinaire, mais dispose de l’essentiel pour un téléphone multimédia de milieu de gamme. La première bonne idée est d’avoir intégré un emplacement pour carte mémoire microSD afin d’étendre la capacité de stockage du mobile. Hélas, cet emplacement ne se trouve pas au meilleur endroit : sous la coque arrière du mobile, mais ne nécessitant pas d’enlever la batterie pour autant. Heureusement qu’on ne changera pas de carte mémoire tous les jours. Ce stockage supplémentaire bénéficiera au lecteur audio qui peut lire des fichiers MP3 et AAC. L’adjonction d’un casque stéréo Bluetooth sera possible car le KRZR supporte ce profil. Le lecteur lui-même s’avère assez rudimentaire en l’absence d’égaliseur. Avec un peu de patience, vous pourrez quand même créer des listes de lecture. Le manque de réactivité du lecteur, notamment pour passer d'une chanson à l'autre se montre, un peu agaçant toutefois. La connexion au PC pourra s'effectuer facilement, en mode clé USB, idéal pour transférer des fichiers audio dans un sens et des photos et vidéos dans l’autre. Le KRZR abrite un capteur photo de 2 millions de pixels. Mais en l’absence de flash et d’autofocus, disons que les clichés produits s’avèrent de qualité très passable, souvent flous ou brouillés. À n’utiliser que dans de bonnes conditions lumineuses. Idem pour la vidéo, qui produit de minuscules clips peu probants et pixellisés. Si les fonctionnalités multimédias ne brillent pas forcément, le Motorola KRZR reste un mobile agréable à utiliser. Son interface s’avère simple et les menus bien organisés. Seule l’application de saisie prédictive pour les SMS paraît déroutante, bien moins précise que sur d’autres mobiles utilisant le système T9. En conversation téléphonique, le son est clair et parfaitement audible. Grâce à un système de veille particulièrement bien optimisé, il tient facilement 4 à 5 jours en utilisation modérée, à condition que le Bluetooth ne soit pas activé en permanence.

Caractéristiques techniques
Modes 2G (GSM) : 850, 900,
1 800, 1 900 MHz
Poids : 103 g
Modes 2.5G :
GPRS / EDGE classe 12
Messagerie électronique : Oui
(POP3, IMAP 4)
Ecran interne : 1,9” TFT, 176 x
220 mm, 262 000 couleurs / 1,0”
CSTN CLI, 96 x 80 mm, 65 000
couleurs
Batterie : Batterie Li-ion 780 mAh
Logiciels : capture et lecture
vidéo MPEG4 (CIF 15 f/s)
Connexion : USB 2.0
Capteur photo : 2 millions de
pixels, zoom numérique 8x
Java : Oui
Dimensions (LxHxP) :
103 x 42 x 16 mm
Sonnerie : polyphoniques
Slot d'extension : microSD
Bluetooth : Oui

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