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Assassinat de Saddam Hussein. Je veux bien être… pendu si les
Arabes réagissent intelligemment.»
Lâches !
On a sûrement enterré trop vite Samuel P. Huntington. La bien-pensance
planétaire a trop hâtivement balayé d’un revers de la main l’éventualité d’un
«choc des civilisations». C’était sans tenir compte d’un fait pourtant simple. A
relire Huntington, on constate que cet auteur n’a jamais écrit nulle part que le
choc des civilisations était un machin inéluctable, comme le mouvement des
planètes, la gravitation ou la cupidité congénitale des potentats des pays du
Golfe. Il a juste affirmé que des actes de gouvernance, dans un sens comme dans
l’autre, allaient mener droit vers ce choc. Il a juste expliqué qu’une poignée
d’ «élus», d’un bord comme de l’autre, travaillaient activement à attiser les «sur-réactions»
pour l’affrontement final. Nous y sommes ! Pas encore à l’affrontement final,
mais à la phase de la sur-réaction. Car il faut être totalement débile pour
penser que Bush, ou du moins ceux qui dirigent les Etats-Unis d’Amérique n’ont
pas prévu, imaginé, répertorié, analysé, disséqué et anticipé les réactions
arabo-musulmanes à l’exécution de Saddam Hussein. Ils savaient et savent en ce
moment même, à la colère près, au drapeau américain brûlé près, à l’ambassade US
ou occidentale attaquée près et à l’attentat contre New York ou une autre grande
ville symbole près quelle sera la réaction du monde arabo-musulman. Jusqu’au
moindre slogan hostile à l’Oncle Sam ! Tout est prévu. Programmé. Car on
n’assassine pas Saddam Hussein le jour de l’Aïd, juste pour susciter des manif’
de pantins ridicules sortant dans le confort de leurs rues au Caire, à Manille
ou à Alger pour y piétiner rageusement la bannière étoilée. On ne pend pas un
ancien leader arabe, fût-il un despote, simplement pour signifier aux musulmans
qu’ils ne méritent que le traitement qu’eux-mêmes infligent aux moutons. Il y a
derrière cette ENORME provocation du 30 décembre 2006 une accélération évidente,
criarde dans la mise en place des éléments du choc. ARMAGUEDON ! Et nous voilà
les bras ballants à constater que les films-catastrophes, les scénarios les plus
fous font pâle figure devant la réalité. Plus terrible encore, la position des
pays arabes et musulmans. S’ils se taisent, ils se suicident. Ou plutôt
s’ouvrent grand au prochaines «invasions démocratiques», aux tempêtes du désert
à venir, aux prochaines guerres de liquidations des frères et des cousins
germains de Saddam. S’ils se lèvent, ils se rendront vite compte que même
debout, ils sont vachement petits. Nains. Et le choc des civilisations tel que
pensé par l’escadron de la mort bushiste risque de se résumer à un jeu de
massacre. Frissons ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L
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