Régions Centre : JOURNEE D'INFORMATION SUR LES NOUVELLES DISPOSITIONS DU CODE DE LA FAMILLE A BEJAIA
Les femmes bien informées


Les autorités judiciaires près la cour de Béjaïa ont organisé mardi dernier une journée d’information portant sur les nouvelles dispositions des codes de la famille et de la nationalité. La conférence a été animée par Mme Ourida Haddad, chargée d’étude au cabinet du ministère de la Justice, de M. Lazizi, procureur général de Béjaïa, ainsi que le président de la cour.
Plusieurs associations féminines comme Rachda, UNFA, Afak et autres ont assisté à cette conférence, riche en débats, notamment sur les points liés au mariage, divorce, polygamie, héritage et garde des enfants. La conférence diligentée par le ministère de la Justice avait présenté dans le détail les nouvelles révisions portées au code de la famille et à celui concernant la nationalité abrogés le 27 février 2005 par la commission nationale chargée de ce dossier au niveau du ministère de tutelle sur recommandation du premier magistrat du pays. Désormais, dira-t-elle à l’assistance, “tous les problèmes liés au divorce, notamment la garde des enfants, le droit au logement, la kafala, la polygamie, les mariages par procuration ainsi que l’acquisition de la nationalité algérienne sont modifiés et allégés, et ce, pour le bon fonctionnement de la famille”. Notons que les débats ont été fructueux entre les autorités judiciaires et collectifs des associations qui ont exprimé toutes leurs doléances à propos des nouvelles dispositions révisées par le ministère de la Justice. Plusieurs cas de familles bougiotes en détresse et en manque d’informations sur le sujet abordé lors de cette conférence ont été soulevés par les représentantes de Rachda et de l’UNFA. Côté ministère, M. Lazizi, procureur général de Béjaïa, explique pour sa part : “Il est important aujourd’hui que tout le monde, femme ou homme, puisse se rapprocher de nous, la cour n’appartient pas seulement au procureur général ou à son président, celle-ci est le bien de tous les citoyens. Nous sommes ici pour le bien de la société, nous sommes à la disposition de la population pour tout renseignement lié notamment au code de la famille, longuement resté tabou dans notre société. Tous les problèmes ont aujourd’hui des solutions, le code est clair, les lois aussi.” Kamel Gaci

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