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Lorsqu’un héritage politique a été méthodiquement bradé, il est difficile de se donner, à un moment ou un autre, bonne conscience par la seule magie des hommages bruyants. Se saisir d’une commémoration pour se reconstruire une identité de combat rarement vérifiée dans la pratique c’est ce à quoi en est réduite aujourd’hui l’UGTA version Sidi Saïd. Exhumer le souvenir d’un Abdelhak Benhamouda au nom du devoir de mémoire, quand l’infidélité à sa démarche était devenue la marque de fabrique de ses successeurs, ressemble à de l’injure.
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