Actualités : GRIPPE AVIAIRE
11 morts en Egypte


Onze personnes sont décédées en Egypte après avoir contracté le virus de la grippe aviaire. Le virus H5N1 resurgit en Egypte dans les élevages de volailles, soulignant que la dissémination du virus de la grippe aviaire est loin d’être maîtrisée.
L’année dernière, l’épizootie de grippe aviaire due au virus hautement pathogène H5N1 avait pour la première fois franchi les frontières de l’Asie a atteint le Bassin méditerranéen, certains pays d’Europe et l’Afrique. Au total, 55 pays ont été touchés par le virus de la grippe aviaire. Cette année, une nouvelle vague de dissémination du virus ne peut être exclue. Sans pouvoir prévoir le comportement de ce virus, les experts de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) se disent préoccupés par l’installation du virus sur le continent africain, déjà très fragile. Une Egyptienne de 27 ans est décédée dans la nuit de vendredi dernier à samedi des suites du virus H5N1 de la grippe aviaire, portant à onze le nombre de personnes mortes après avoir contracté ce virus en Egypte. C’est ce qu’a annoncé hier le ministère égyptien de la Santé. La victime Warda Eïd Ahmed, 27 ans, est originaire de Beni Soueif (120 km au sud du Caire). "Elle était hospitalisée au Caire depuis le 13 janvier et avait été traitée au Tamiflu", a précisé M. Chahine. L'entourage de la victime a fait l'objet d'un contrôle médical qui a conclu que tous étaient en bonne santé, selon le ministère égyptien. Elle était la dix-neuvième personne atteinte du virus en Egypte. Parmi elles, seules huit ont guéri. Dans une déclaration mercredi à l'AFP, le porte-parole a minimisé la portée de ce chiffre, estimant que cela n'était "pas inquiétant, dans un pays qui compte 72 millions d'habitants" et où la consommation annuelle s'élève à 800 millions de volailles. Troisième pays le plus touché par le virus H5N1 dans le monde après l'Indonésie et la Chine, l’Egypte a lancé, en novembre dernier, une campagne médiatique d'un coût de 10 millions de dollars pour informer la population des risques de la grippe aviaire. Le ministère a, en outre, demandé au gouvernement 150 millions de dollars pour se préparer à une éventuelle pandémie, en cas de mutation du virus qui le rendrait contagieux entre humains.
La Corée du Sud n'arrive pas à enrayer la propagation

La grippe aviaire a touché un nouvel élevage en Corée du Sud, le cinquième en moins de deux mois, en dépit des efforts renouvelés des autorités visant à enrayer la propagation. Le virus hautement pathogène H5N1 a été découvert dans un village du centre du pays, situé à l'intérieur d'une zone de quarantaine qui avait été instaurée le mois dernier à la suite de la découverte d'un foyer de contamination, a indiqué le ministère de l'Agriculture coréen dans un communiqué. "L'abattage immédiat de 270 000 volailles dans un rayon de 500 mètres autour de l'élevage a été ordonné", précise le ministère, ajoutant que tout transport de volailles et d'œufs avait été interdit dans un rayon de dix kilomètres. Le ministère impute la propagation aux oies sauvages indiquant que le H5N1 avait été retrouvé dans des excréments d'oies non loin de l'élevage incriminé et que la même souche avait été détectée chez des oiseaux sauvages du nord-est de la Chine. Environ 1,2 million de volailles ont été abattues en Corée du Sud depuis la résurgence de l'épizootie, le 25 novembre, après plusieurs années d'accalmie dans le pays. La Corée du Sud avait été le premier pays au monde à confirmer, en décembre 2003, l'apparition de la grippe aviaire. Après avoir abattu plus de cinq millions de volailles, Séoul avait assuré avoir iradiqué la maladie en décembre 2005. Aucun humain n'a succombé en Corée du Sud.
Abattage systématique en Indonésie à partir du 31 janvier

L'Indonésie a annoncé hier une nouvelle mort due à la grippe aviaire, portant à 62 le nombre de personnes mortes dans le pays, le plus élevé au monde. Le nouveau décès, celui d'une femme, "porte le bilan à 62 morts et à 80 le nombre de personnes contaminées" et qui ont développé la maladie, a indiqué à l'AFP le responsable des maladies transmissibles au ministère de la Santé. L'Indonésienne, âgée de 19 ans, avait été en contact avec des poulets malades, a précisé un responsable du centre de la grippe aviaire du ministère, ajoutant que le responsable d'un village voisin avait rapporté la mort de nombreuses volailles entre les 8 et 17 janvier. Après la mort de quatre personnes en quatre jours, la semaine dernière, l'archipel s'est lancé dans un ambitieux programme pour tenter d'enrayer la progression la maladie. Le plan vise à abattre l'ensemble des volailles élevées dans la capitale Jakarta. Leur nombre est évalué à deux millions et demi. Chaque volatile supprimé (et non consommé) ouvre droit à une compensation de 12 500 roupies (environ 1 euro). Le décret du gouverneur concerne les poulets, les canards, les cygnes, les cailles et les pigeons. Jusqu'au 31 janvier, l'opération se veut essentiellement volontaire : les habitants sont incités à manger ou simplement tuer leurs volailles. A partir du 1er février, les autorités auront le droit d'abattre même en cas d'opposition du propriétaire. Le gouvernement indonésien avait récemment dit envisager avec optimisme l'année 2007, en assurant que sa stratégie de vaccination des volailles, alliée à une meilleure prise de conscience de la population, semblait payer. L'Indonésie s'était fixé un objectif de zéro contamination humaine par la grippe aviaire en 2007, qu'elle a donc échoué à remplir dès le tout début de l'année. L'Indonésie, région du monde la plus touchée en termes de mort d'hommes, est le seul pays où a été confirmée par des analyses en laboratoire une transmission interhumaine de la grippe aviaire. Depuis son apparition fin 2003 en Asie, la grippe aviaire a fait 163 morts, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Synthèse Meriem Ouyahia
molesoir@yahoo.fr

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