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«Le président iranien veut absolument venir en Algérie.»
S’mata !
Un caissier. Une secrétaire de direction. Un ancien joueur devenu entraîneur
national. Une ancienne gloire du football. Un ancien président de club livide et
chancelant. Un championnat de football où tout le monde porte le même maillot.
Un ancien flic. Un notaire au crépuscule de sa vie. Un clerc de notaire
apparaissant et disparaissant à chaque début et à chaque fin d’épisode. Un
directeur d’agence bancaire de banlieue. Des sachets très noirs avec des cadenas
très cadenas. Des cartes de clubs nudistes. Un Sting. Des strings. Des lignes
rouges de couleur très rouge. Un jet privé que l’on veut nous faire passer pour
plus important que «Air Force One». Des billets d’avion gratuits. De longues
queues devant le bureau d’une assistante manucurée pour des tickets de hammam à
l’œil. Une chanteuse inquiète du temps mis par son chèque pour arriver à
destination. Un documentaire introuvable. Des enveloppes vachement gonflées. Des
invités étrangers encore plus gonflés. Des petits bouts de papier avec plein de
zéros griffonnés dessus. Des noms de code à faire rire dans sa tombe le regretté
Inspecteur Tahar. Une réception cannoise à guichets fermés, mais durant laquelle
personne n’a croisé personne et personne n’a parlé à personne. Des coups de fil
qui commencent tous par «j’arrive dans dix minutes, un quart d’heure… ». Une
société de gardiennage avec pour tout arsenal un vieux Smith et Wesson. Des
photos que l’on se montre sous le manteau, en pleine audience. Et un grand
absent ayant la particularité anatomique d’avoir plusieurs bras droits et un
seul bras gauche. Non, assurément, nous assistons réellement au «plus grand
procès de le siècle». Et les prochains jours nous le confirmeront puisqu’il est
attendu le témoignage capital du garagiste qui a procédé à la révision des 15
000 du Jet. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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