Actualités : EN VUE DE CREER DES POLES D'EXCELLENCE
Des classes préparatoires en Algérie


Il semblerait que d’ici une année, des classes préparatoires seront créées à Alger. C’est l’objectif optimiste, fixé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dans cette optique, une délégation française composée de représentants de grandes écoles françaises est présente en Algérie pour deux jours. Une réunion s’est tenue hier avec leurs homologues algériens au siège du département de Harraoubia.
Au programme de cette rencontre : des conférences et des séances de travail auront lieu et ce, dans le cadre de la mise en œuvre du programme de partenariat entre les deux pays. Le programme prévoit également une visite des établissements situés dans la capitale. Une démarche qui permettra aux institutions algériennes de créer des pôles d’excellence avec l’apport de l’expérience des établissements français en la matière. C’est ce qu’a indiqué le sous-directeur de la coopération au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il explique que le choix de mettre en place des classes préparatoires, à l’image de ce qui se fait depuis plusieurs années dans d’autres pays comme la France, est tranché. «Pour arriver aux pôles d’excellence, il faut passer par l’instauration des classes préparatoires. Il s’agit de former l’élite», a-t-il expliqué. Sauf qu’en outre-mer, les classes préparatoires se font au niveau des lycées. Au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, on estime que les capacités actuelles des établissements secondaires ne sont pas réunies pour ce type de programme. Parmi les responsables, beaucoup penchent pour la mise en place des classes préparatoires au niveau des établissements spécialisés ou bien encore les universités. Les avis divergent, car au même moment d’autres prônent la nécessité de les placer au sein des lycées. C’est pour cela que le proviseur du lycée Louis-le-Grand fait partie de la délégation française. Et il a comme homologue, la directrice du lycée Bouamama. Aussi, une évaluation sera faite au niveau des différents établissements. Il est envisagé d’intégrer les classes préparatoires au sein du cursus LMD. Les trois premières années en classes préparatoires puis passer au mastère. Ou bien encore, deux années en tronc commun de préparation puis suivre un cursus d’ingénieur. Les étudiants seront choisis sur la base de leur moyenne au baccalauréat en ayant la mention très bien ou encore bien. «Le rythme d’étude dans une classe préparatoire est trois fois supérieur à la normale», note le sous-directeur à la coopération qui note que le choix de la future élective sera très sélectif. En France, on comptabilise près de 20 étudiants par établissement. Pour l’heure, rien n’est tranché. Et selon la tutelle, l’année prochaine, seule une petite poignée d’étudiants pourra y accéder. 13 établissements, entre instituts et écoles supérieures, composent la partie algérienne à l’image de l’Ecole nationale polytechnique d’architecture et d’urbanisme, l’Institut national d’informatique, ou bien l’Institut national d’agronomie et près de 14 établissements du côté français. Quant au problème de la langue, car les cours seront dispensés dans la langue de Molière, une classe de langue devrait être nécessaire. Six mois de bilinguisme dans des laboratoires adaptés déjà existent en Algérie. Pour la partie française, le flux d’étudiants algériens demandeurs de visas pourra diminuer. Aujourd’hui, lors de la conférence, les propositions seront faites. Et ce sera à charge aux établissements de les concrétiser en considérant leurs capacités.
Meriem Ouyahia
molesoir@yahoo.fr

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable