Lundi 22 Janvier 2007
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Pas fous les frerots !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Affaire des fœtus. Les autorités l’ont promis : «Il n’est pas question d’étouffer cette affaire dans l’œuf !»

BéBéAaaaaah !

L’information est passée quasiment inaperçue, en entrefilets dans de trop rares journaux, à mon goût. En Grande-Bretagne, cinq Algériens suspectés de terrorisme ont accepté d’être extradés vers l’Algérie. A choisir, ces tangos présumés ou avérés, ont choisi l’Algérie. Et c’est là, à travers ce choix que je reconnais l’hyperréalisme des intégristes algériens, leur sens pratique, leur bonne perception des opportunités et leur capacité à sniffer les bons coups. Mais bien sûr qu’ils ont raison les "frérots" d’opter pour cette belle et si généreuse Algérie. Allez ! Dites-moi franchement ! Où seraient-ils mieux qu’en Algérie ? Dans quel pays de cette planète seraient-ils plus chouchoutés qu’en Algérie ? Je n’en connais pas ! Même pas les supposés sanctuaires de l’intégrisme comme l’Afghanistan, le Pakistan ou le Soudan, lesquels, depuis quelques années, ne sont plus de si paisibles havres de tranquillité où les barbus peuvent sans crainte écouter pousser leurs poils. Par contre, l’Algérie, en voilà une destination «qu’elle est bonne !» pour paraphraser maladroitement Coluche. En arrivant à l’aéroport d’Alger, ils ne font même pas la queue aux formalités de police et de douane. Ils sont directement pris en charge. On leur met sous le nez les formulaires de réinsertion dans la vie normale. Ou plus exactement dans «la vie plus que normale». Contre de vagues promesses grommelées dans leur barbe, on leur offre des aides multiformes. Du fric. Du boulot. Du soutien à la création d’entreprises et autres gâteries dont ils n’auraient pas rêvé un seul instant en Grande-Bretagne. Et vous voudriez que les zigues dédaignent retourner chez eux ? Enfin, chez nous ? Enfin… je ne sais plus trop, chez nous, chez eux… Et comme je ne sais plus trop, autant fumer du thé et rester éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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