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Affaire des fœtus. Les autorités l’ont promis : «Il n’est
pas question d’étouffer cette affaire dans l’œuf !»
BéBéAaaaaah !
L’information est passée quasiment inaperçue, en entrefilets dans de trop
rares journaux, à mon goût. En Grande-Bretagne, cinq Algériens suspectés de
terrorisme ont accepté d’être extradés vers l’Algérie. A choisir, ces tangos
présumés ou avérés, ont choisi l’Algérie. Et c’est là, à travers ce choix que je
reconnais l’hyperréalisme des intégristes algériens, leur sens pratique, leur
bonne perception des opportunités et leur capacité à sniffer les bons coups.
Mais bien sûr qu’ils ont raison les "frérots" d’opter pour cette belle et si
généreuse Algérie. Allez ! Dites-moi franchement ! Où seraient-ils mieux qu’en
Algérie ? Dans quel pays de cette planète seraient-ils plus chouchoutés qu’en
Algérie ? Je n’en connais pas ! Même pas les supposés sanctuaires de
l’intégrisme comme l’Afghanistan, le Pakistan ou le Soudan, lesquels, depuis
quelques années, ne sont plus de si paisibles havres de tranquillité où les
barbus peuvent sans crainte écouter pousser leurs poils. Par contre, l’Algérie,
en voilà une destination «qu’elle est bonne !» pour paraphraser maladroitement
Coluche. En arrivant à l’aéroport d’Alger, ils ne font même pas la queue aux
formalités de police et de douane. Ils sont directement pris en charge. On leur
met sous le nez les formulaires de réinsertion dans la vie normale. Ou plus
exactement dans «la vie plus que normale». Contre de vagues promesses grommelées
dans leur barbe, on leur offre des aides multiformes. Du fric. Du boulot. Du
soutien à la création d’entreprises et autres gâteries dont ils n’auraient pas
rêvé un seul instant en Grande-Bretagne. Et vous voudriez que les zigues
dédaignent retourner chez eux ? Enfin, chez nous ? Enfin… je ne sais plus trop,
chez nous, chez eux… Et comme je ne sais plus trop, autant fumer du thé et
rester éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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