Mercredi 24 Janvier 2007
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Actualités : LES ORGANISATIONS PATRONALES LE REGRETTENT
"Nous n'avons pas été consultées sur la stratégie industrielle"


Le Centre de presse d’ El Moudjahida accueilli hier les représentants de plusieurs organisations patronales et de la Centrale syndicale, lors d’une rencontre-débat. Une rencontre qui a focalisé sur la stratégie industrielle en débat au niveau du gouvernement. Mais une stratégie élaborée “ex nihilo”, sans consultation préalable, permanente, des concernés que sont les entrepreneurs privés, les adhérents des organisations patronales n’ayant eu cesse d’affirmer, à des nuances près, n’avoir pas reçu de copie du projet en débat.
Et la Confédération algérienne du patronat (CAP), la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA), la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), la Confédération générale des entrepreneurs et opérateurs algériens (CGEOA) et l’Organisation nationale du patronat et des entreprises (ONPE) de formuler moult critiques. Récurrentes pour certaines, des critiques sur l’absence de concertation, les contraintes de l’environnement entrepreneurial, la marginalisation des entreprises locales du BTPH notamment au profit des entreprises étrangères, les problèmes de la qualification, les dysfonctionnements du processus de mise à niveau des entreprises, en somme les errements dans la conduite des réformes économiques… Un contexte où le secteur industriel pâtit de la concurrence déloyale notamment dans le textile, en déliquescence, avec plusieurs fileteries fermées. Et également dans un contexte marqué par ce nombre pléthorique d’organisations patronales, en état de faiblesse, d’émiettement, des facteurs à même d’ajouter à la confusion ambiante. Pourtant, des opérateurs, estimant faire du sur-place, dont certains ont appelé à revoir l’organisation du gouvernement marquée selon eux par un chevauchement des compétences et le manque de coordination et de complémentarité. D’où l’idée prônée de regrouper les départements ministériels en charge des dossiers économiques sous une même tutelle. Et cela même si le vice-président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) et ancien ministre, Reda Hamiani, a estimé qu’il n’était pas nécessaire pour ces organisations d’attendre le gouvernement pour s’exprimer sur la stratégie industrielle. Rappelant le déclin du secteur industriel dont la contribution à la richesse nationale a chuté entre 2000 et 2005 de 18% à 6,8%, alors que l’économie est de plus en plus dépendante de la manne et, donc, de la rente pétrolière et que les importations ont crû de 10 à 20 milliards de dollars durant la même période, Reda Hamiani d’appeler à concevoir une stratégie à moyen terme, basée sur la définition de secteurs industriels prioritaires, un diagnostic global, la définition du rôle du secteur public et de l’Etat. En mettant en avant le caractère ultralibéral dans la conduite de ces réformes, l’Etat étant selon lui mal à l’aise dans l’économie de marché, et en remettant en cause la qualité de la croissance économique actuelle, plus exogène qu’endogène et déséquilibrée, ainsi que la manière dont les projets majeurs sont négociés avec les opérateurs étrangers et l’insuffisance d’intégration industrielle locale. Pour sa part, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et cuirs (FNTTC - UGTA), Amar Takdjout, a indiqué que la Centrale a réfléchi sur la problématique de la stratégie industrielle, l’Etat devant, selon lui, s’impliquer durant cette phase transitoire en accompagnant et sécurisant la reprise d’entreprises.
Chérif Bennaceur

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